Congolais et Belges  évaluent les droits des enfants

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justice6Les gouvernements congolais et  la Fédération de la Wallonie Bruxelles « FWB » qui avaient signé en 2013 un protocole d’accord sur  la protection des droits des enfants évaluent  depuis hier mercredi  25 mars 2015, par le biais de leurs experts et activistes en la matière,  les avancées réalisées dans ce domaine.  Les  participants vont aussi  voir ce qui a été fait dans notre pays peu après l’adoption de la loi sur la protection des droits des enfants.   Ces cogitations ( 25-26 mars 2015)   se tiennent à l’Institut national  des travailleurs  sociaux « INTS » et ont été initiées par le Comité d’appui au travail social de rue « CASTR », un collectif d’ongs animé par Edho Mukendi.  Le ministre de la FWB en charge de l’Aide à la Jeunesse Rachid Madrane et la conseillère de la ministre du Genre, Famille et Enfant,  Marie Jacqueline Rumbu, étaient présents hier à Lingwala. Les recommandations qui vont sanctionner la
fin des travaux  permettront aux décideurs politiques de recadrer si possible leurs actions pour continuer de cheminer ensemble.

La première allocution a été prononcée par Edho Mukendi qui a fait  ressortir l’importance des travaux de Lingwala.
Rachid Madrane a affirmé de son côté s’intéresser de près au travail de terrain. Le problème  des droits des enfants sont les mêmes en RDC et à la FWB.  Et d’ajouter  que son ministère s’occupe d’au moins 42500 enfants en situation difficile. La quasi-totalité de ces mineurs ont commis des faits qui s’apparentent à des infractions.
Dans les années 60, il y avait eu une loi sur les enfants. Une autre loi avait été adoptée en 1991, a-t-il indiqué. La précarité des familles et la négligence des parents sont deux des facteurs qui favorisent le phénomène des enfants en situation difficile, a-t-il indiqué. Evoquant le cas de la RDC, il a fait savoir que beaucoup des choses ont été faites en ce qui concerne la protection des droits des enfants mais bien d’autres contraintes sont encore visibles. Edwin de Boewe, directeur de Dynamo International, partenaire de CASTR, a salué l’engagement et le dynamisme des travailleurs sociaux.
Selon la problématique des droits des enfants n’est pas un thème facile et les gouvernements qui ont ratifié la convention en la matière n’en font pas souvent une priorité.
Revenant aux journées d’études qui avaient eu lieu à Lubumbashi en 2013, il a fait ressortir quelques recommandations formulées par les séminaristes qui se résument en la nécessité d’aller à la rencontre des enfants de la rue et d’avoir une vision transversale de ce problème pour mieux le maîtriser.
Rumbu a insisté  sur la nécessité pour tout gouvernement d’accorder une attention particulière au problème des enfants, et à l’élaboration et l’adoption de la loi portant protection des droits de l’enfant par le ministère congolais du Genre, Famille et Enfant.  Elle n’a pas caché sa joie d’être présente à l’ouverture  de l’atelier. Ceci est la preuve de l’attention qu’accorde  l’autorité de tutelle aux problèmes des enfants..
«La tenue de l’atelier à l’INTS est un motif de fierté pour notre institut dans la mesure où nous formons» des assistants sociaux, a  dit  Bruno Mavungu,  le numéro un de ladite école. Il  a émis le vœu de voir le volet formation retenir l’attention des participants.
Jean- Pierre Nkutu