«Congo Caillasse» bientôt au service des Congolais

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Avec comme vision «construire en toute confiance », la Société Congo Caillasse ouvrira ses portes très prochainement à Kinshasa. Située au village Mafumfu, à environ 4.8 kilomètres de la gare de Kimwenza, dans la commune de Mont Ngafula, la société Congo Caillasse est une initiative du Congolais Docteur Thaddée Muboyayi.

          En marge de cette ouverture au public, le ministre du Développement Rural, Justin Bitakuira, a effectué une visite au sein de cette société, le samedi 2 juin 2018, afin de s’imprégner de l’avancée des travaux et des dispositions à prendre dans le but de pérenniser cette initiative d’un Congolais de la diaspora, qui est venu apporter une contribution dans la reconstruction de son pays d’origine et combattre le chômage à travers la création d’emplois.

 

Palpant du doigt la réalité sur terrain, après un entretien au sein de son cabinet de travail, le ministre du Développement rural, a exprimé sa satisfaction de découvrir le village de Mafumfu 100 ans après sa création.

Cette carrière, qu’il a estimée comme un lieu historique, a servi de construction à plusieurs édifices dont le camp Kokolo ainsi que la CathédraleNotre Dame du Congo, dans la ville de Kinshasa.

Grâce à la création de la société Congo Caillasse, il a pu s’imprégner de la situation déplorable de cette route de désserte agricole et promis d’en faire part au gouvernement, pour qu’une solution très rapide soit trouvée. Ne pas prendre en compte la réhabilitation de cette route, est une manière de faire obstacle à la création d’emplois et à la reconstruction du pays visées par la société Congo Caillasse.

L’heure a sonné pour aider les  villages de la RDC à se désengorger et à se relier aux villes.

Justin Bitakuira a reconnu qu’il n’a jamais imaginé trouver dans un village une grande entreprise pouvant produire 5000 tonnes de caillasses par jour, à raison de 250 tonnes par heure». Ceci mérite un accompagnement car, c’est cela la révolution de la modernité, la reconstruction du pays».

Toutes les tâches nécessaires restantes doivent être facilitées, puisse que le tout est déjà mis en place, pour que dans les tous prochains jours le congolais soit agréablement servi.

Initiateur de cette Société, Docteur Thaddée Muboyayi a soutenu que par ses compatriotes de passage au Canada qu’il a eu la motivation d’investir dans son pays d’origine comme il l’a fait au Canada, son pays d’accueil. Il était incompréhensible en tant que congolais qu’il soit mieux connu à ailleurs que dans son propre pays.

Venu en inspection, il a eu à constater qu’il est temps de donner un coup de pousse au domaine des infrastructures en République Démocratique du Congo. Et, pour avoir des routes en grande quantité et de bonne qualité, il est nécessaire d’avoir de la caillasse en quantité suffisante. Car, c’est à travers les routes qu’un pays atteint son développement.

Chirurgien dentiste de formation, Thaddée Muboyayi a tenu à préciser que son intervention dans le domaine des infrastructures ne signifie pas qu’il a tourné le dos à la médecine. Vu son âge, il s’est senti capable de combiner la médecine et les infrastructures. Il a eu déjà à faire installer des cabinets dentaires en RDC et, actuellement, il est en collaboration avec l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) pour l’installation d’un autre cabinet dentaire que les jeunes dentistes congolais exploiteront.

Il faut signaler que l’installation de cette société n’a pas laissé indifférente l’autorité coutumière du village Mafumfu.

Très satisfait de l’installation de cette carrière dans son village, il a soutenu que c’est une manière de favoriser le développement de son entité.

C’est encourageant de voir un Congolais venir de très loin pour installer une telle société dans son pays pour l’intérêt général. Il a sollicité la bénédiction des ancêtres pour que cette société prospère.

Même satisfaction de la part des journaliers trouvés sur place, affirmant qu’ils sont les premiers protecteurs de la société Congo Caillasse et qu’ils mettront tout en œuvre pour que rien ne dérange sa bonne marche. Ils ont soutenu que depuis qu’ils ont été recrutés, ils sont en mesure de subvenir à leurs besoins. Souvent oubliés par les décideurs, ils ont émis le vœu de voir l’implication de ces derniers afin de permettre la pérennisation de la société et le développement de leur entité.

Yves  Kadima