Confusion à l’Unikin : Steve Mbikayi appelé à clarifier la situation

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Le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Steve
Mbikayi, est appelé à clarifier la situation après sa décision
demandant aux étudiants de payer les frais académiques aux taux de
l’année passée. Une explication claire éviterait des troubles et bains
de sang comme cela est actuellement observé à l’Université de
Kinshasa. Les étudiants qui tiennent au respect de la décision
ministérielle en ce qui concerne les taux fixé pour le paiement des
frais académiques  n’ont pas l’intention de reculer. Comme dans la
journée du 24 janvier, la journée d’hier jeudi 25 janvier 2018 a été
très mouvementée. Aux premières heures de la matinée, ils ont pris
d’assaut l’enceinte de l’Unikin pour poursuivre le mouvement de
protestation déclenché 24 heures avant.

Selon ces manifestants, il est temps que les textes et lois du pays
soient respectés. Le ministre de l’Enseignement Supérieur et
Universitaire avait fixé le taux des frais académique à 960 francs
congolais le dollar américain comme c’était le cas au cours de l’année
l’académique précédente. Mais les banques imposent le taux de 1650
francs congolais pour un dollar américain. Ceci est incompréhensif
pour les étudiants qui exigent le respect strict de la décision du
ministre.
Une chose est vraie, l’Unikin n’a pas de problème en ce qui concerne
la fixation  des frais. Le problème qui se pose, c’est lorsque
l’étudiant qui se présente avec ses 100 dollars en francs congolais
est confronté au taux du jour, soit 1.650 FC. Cette conversion de la
monnaie locale pour avoir le dollar américain et être en ordre avec
l’université reste la principale source d’incompréhension. Car, la
monnaie qui a subi une dépréciation est le franc congolais. Et, le
ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire  est bien au
courant de cette situation rien qu’avoir le taux budgétaire fixé par
le gouvernement qu’il appartient.
Ce qui est à déplorer lors de ces deux jours de manifestation est le
comportement des éléments de la police nationale. Pour la journée du
24 janvier, ces éléments ont fait usage non seulement des gaz
lacrymogènes et balles létales dont les traces sont visibles devant
les homes comme le home 8 qui abrite les garçons. Des incursions  au
home Vatican où sont logées les filles  se sont soldées par les rafles
des biens de valeur dont les téléphones portables alors que la
manifestation a été pacifique. La journée du 25 janvier a été encore
plus catastrophique.
Pour réprimer la manifestation, les éléments de la police ont tiré
des gaz lacrymogènes même à l’Institut du Mont Amba I. Et pourtant,
ils avaient  bien connaissance qu’il s’agit d’une école. Ce
comportement a causé préjudice à bon nombre d’enfants dont certains
ont été pris en charge rapidement par l’école après avoir eu des
problèmes respiratoires.
Yves Kadima