Conflit Me Idriss’a Shabani et Ernest Ifeanyi : l’OMP refuse de donner son avis

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Le tribunal de paix du pont Kasa-Vubu va rendre, le 5 mars 2015, sans avoir reçu le réquisitoire de l’officier du ministère public (OMP), son jugement dans le dossier enrôlé sous le RP 11 092. Celui-ci oppose  Ernest Ifeanyi Mwajiaku à son ancien avocat, Me Idriss’a Shabani wa Shabid. Ce dernier est poursuivi pour imputations dommageables.

Evoquant les relations personnelles qui existent non seulement entre lui et le prévenu  Idriss’a Shabani wa Shabid mais aussi son conseil, l’organe de la loi a estimé qu’il était très mal placé pour se prononcer à charge ou à décharge. Sur base du principe d’unicité du ministère public, il a proposé au tribunal de confier le dossier à un autre magistrat, proposition rejetée.
Selon le conseil d’Ernest Ifeanyi Mwajiaku, c’est en date du 19 mai 2014 que Idriss’a Shabani wa Shabid avait, au cours d’une audience publique opposant les mêmes parties devant la même juridiction, que cette infraction avait été commise. Idriss’a Shabani wa Shabid a mentionné dans le dossier enrôlé sous le RP 10 384/5 qu’« Ernest, sujet nigérian, a l’habitude d’acheter la conscience des magistrats ».
Cependant, à l’audience du 20 février 2015, le conseil qui a sollicité une remise suite à l’absence de son client malade, a vu sa demande rejetée par le tribunal. Car, au cours de l’audience précédente, le même conseil avait soutenu que la comparution de son client n’était pas indispensable. Invité à plaider, le conseil du prévenu Idriss’a Shabani wa Shabid a préféré se retirer de la barre, sous prétexte qu’il ne pouvait pas défendre des procédures injustes en âme et conscience.
Resté sans adversaire, Ernest Ifeanyi Mwajiaku, représenté par ses conseils, a sollicité du tribunal de dire établie en fait comme en droit l’infraction mise à la charge du prévenu. C’est suite à cette demande et au retrait du conseil de la défense que le tribunal n’a pu recevoir le réquisitoire du ministère et a clos les débats, promettant de rendre son jugement dans le délai légal.
Yves Kadima