Conflit de voisinage : Kasanda accuse deux sujets libanais

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Le président directeur général du groupe IMMO-SERKAS, Serge Kasanda,  accuse deux sujets libanais de construire un bâtiment à une distance d’1 mètre de son immeuble, sur le boulevard du 30 juin, à coté du ministère des Finances, en violation selon lui des normes urbanistiques en vigueur en  République Démocratique du Congo.

Au cours d’une conférence de presse animée hier mardi 13 août dans son bureau du travail, l’homme d’affaires congolais a affirmé que les normes urbanistiques édictent que deux immeubles non contigus qui ne se touchent pas , implanté sur « une propriété », doivent se trouver à une distance minimale représentant la hauteur du bâtiment le plus bas, soit un minimum de 8 mètres.

D’après Kasanda,  les travaux, et en l’occurrence l’excavation pour la fondation de cet immeuble, auraient causé une déstabilisation du sol, qui aurait provoqué des fissures préjudiciables à son bâtiment, visibles sur les murs de clôture.

Il a fait remarquer que le bâtiment de ces libanais, qui couvre 85 % de la parcelle, fait ombrage à son immeuble, empêchant la majorité des ses occupants d’avoir une vue sur le boulevard du 30 juin.

Le patron du groupe IMMO SERKAS a déclaré avoir initié, en date du 13 avril 2012 , par l’entremise de son avocat-conseil, une lettre d’opposition adressée au Secrétaire général à l’Urbanisme  et Habitat, une manière de démontrer à ces expatriés que le Congo n’était pas une jungle et qu’il y a belle et bien des lois.

            Kasanda a demandé également au gouverneur de la ville, en sa qualité de garant du respect des lois et de l’ordre public, d’annuler l’autorisation de bâtir accordée à ces Libanais, qui d’après le précité, leur aurait été accordée en violation des dispositions impératives d’ordre urbanistique.

            Tout en faisant remarquer que certains fils du Congo, dans le cadre de la « Révolution de la Modernité », ont payé le prix fort, en voyant leurs maisons détruites ou leurs parcelles amputées de moitié ou plus pour avoir défié l’Etat, cet operateur économique s’est dit étonné de voir des étrangers construire un bâtiment à problèmes sur l’artère la plus prestigieuse de la capitale.

ERIC WEMBA                 

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