Condamné à 18 mois de prison ferme, Gecoco Mulumba interjette appel 

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Le feuilleton « Gecoco Mulumba Gérard », du nom du député provincial pro opposition aux arrêts pour « offense au chef de l’Etat », vient de connaitre un nouvel épisode depuis le lundi 19 mars 2018. Ledit élu de la commune de Limete est condamné depuis ce jour à 18 mois de prison ferme contrairement au réquisitoire du ministère public, qui avait proposé 7 mois de prison.

 

A en croire Me Léon Ngombwa, son avocat, une main noire est derrière cette décision politique, car voulant écarter cet acteur politique du processus électoral. Somme toute, la défense envisage déjà d’interjeter appel.

Cette sentence, convient-il de noter, intervient plus d’un mois après les graves accusations de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) imputant aux «services» l’ordre d’empêcher l’exécution de la décision du parquet général de Kinshasa/Gombe en faveur de la liberté provisoire accordée à Gecoco Mulumba.

Détenu depuis la fin de l’année passée, Gecoco Mulumba  a été transféré à l’hôpital Ngaliema à Gombe en février dernier pour cause de maladie. Selon ses proches, son état de santé s’était dégradé fortement à cause des douleurs à la poitrine, des vomissements de sang, des problèmes rénaux… Certains évoquaient même l’hypothèse d’une évacuation d’urgence à l’étranger.

Actuellement membre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Gecoco Mulumba a été aussi au Mouvement de Libération du Congo (MLC) et au PPRD. Il a été arrêté le 10 novembre dernier à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa, par des membres des forces de sécurité pour « outrage au chef de l’État », sur fond des images et écrits véhiculés sur les réseaux sociaux.

Tshieke Bukasa