Concours de plaidoirie en Droit international humanitaire : Unikin remporte la palme d’or

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Le jury, présidé par le professeur Nyabirungu,  a eu du mal à départager, le mercredi 27 octobre 2010 au Cepas, les équipes motivées et pétries des connaissances en compétition sur le Droit international humanitaire(DIH). Au bout du compte, c’est le duo Anthony Kapeta et Patience Basenga, tous deux étudiants en 2ème licence droit à l’Université de Kinshasa(Unikin), qui a remporté la médaille d’or en interprétant merveilleusement leurs rôles de « conseillers juridiques et avocats de la République fictive du Woujiwouji », pays ayant servi de cadre aux plaidoiries. Outre la coupe qui leur a été remise par le Comité international de la Croix-Rouge(CICR), organisateur de ce concours, chacun des lauréats a reçu un ordinateur portable VIP. Néanmoins, tous deux seront les représentants de la RDC à la session internationale similaire qui se tiendra à Abidjan en 2011. 

            Quant aux malheureux finalistes, le duo venu de l’Université officielle de Bukavu, ils ont été gratifiés d’une bibliothèque en ouvrages spécialisés en DIH, et d’un appareil photo numérique chacun. Notons par ailleurs que tous les autres participants ont bénéficié des certificats et médailles de participation.

            Ainsi, à l’occasion de la cérémonie de clôture de ce concours, Franz Rauchenstein, chef de la délégation du CICR en RDC, a souligné que l’expérience de ce premier événement organisé par son organisation dans notre pays a confirmé l’intérêt que portent les étudiants et leurs enseignants à cette branche du droit international public. Celui-ci, a-t-il insisté, réclame toujours un équilibre pas facile à trouver.

            En effet, explique Rauchenstein, lors des conflits armés contemporains, l’équilibre de toute une vie des victimes est souvent rompu par le non-respect des règles du DIH. Pour les parties en conflit, cet équilibre est celui de trouver entre nécessité militaire et impératifs humanitaires. D’où son appel aux compétiteurs de ne pas ranger trop vite dans les archives l’expérience de l’imaginaire contrée de Woujiwouji car « plus près de vous, des victimes des conflits armés continuent d’aspirer à un meilleur respect du DIH, des commandants militaires doivent relever le défi de concilier priorités opérationnelles et tactiques et protection des civils et des combattants hors de combat». « En vous souvenant du Woujiwouji, ces textes de loi, arides, techniques prendront chair et vie et plus que des cas pratiques à résoudre, ils deviendront également pour vous, pour les parties au conflit et pour les victimes des conflits, autant de clés de solutions. Solutions aux souffrances inutiles, solutions aux corps et aux âmes brisées inutilement. » a déclaré avec émotion le patron du CICR en RDC, en donnant rendez-vous en 2012 pour la prochaine édition.  

Tshieke Bukasa

 

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