Concertations nationales : les Fonus proposent un présidium à 5

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olengambwaJoseph Olenghankoy, président national des Fonus (Forces novatrices pour l’Union et la Solidarité) a conduit hier mercredi 14 août une délégation de 12 membres, dont un délégué par province, en dehors de lui-même, auprès du présidium des Concertations Nationales, basé au Palais du Peuple. Il a, après échanges, remis à Léon Kengo  un mémorandum élaboré par l’état-major Politique de son parti.

On constate, à la lecture de ce document, que les Fonus proposent l’élargissement du présidium à cinq membres, afin de le rendre plus représentatif des « Composantes ». Concrètement, Aubin Minaku qui représente la Majorité présidentielle, pourrait rester à son poste. Quant à Léon Kengo wa Dondo, qui siège déjà dans les institutions de la République et ne peut prétendre, selon les Fonus, représenter l’Opposition, il devrait se mettre à l’écart et laisser le soin, à cette plateforme politique, de désigner un candidat oeuvrant effectivement en son sein. Les deux co-présidents du présidium pourraient être assistés de trois adjoints à choisir dans les trois « composantes » phare, à savoir la Majorité Présidentielle, l’Opposition et la Société Civile. C’est l’unique alternative, selon le parti d’Olenghankoy, pour avoir un « Présidium inclusif ».

Les Fonus en appellent aussi à l’élargissement du Secrétariat Technique des « Concertations Nationales » aux délégués de l’Opposition et de la Société civile, de manière à avoir une cellule d’experts également inclusive.

Elles ont par ailleurs exhumé le plan de sortie de crise cher à leur président national, lequel repose sur un « pré-dialogue » entre Joseph Kabila, Président de la République élu, et Etienne Tshisekedi, qui continue de contester sa victoire électorale car convaincu qu’il y avait eu tripatouillage dans les urnes. Si les deux principaux acteurs de la crise de «légitimité » parviennent à se parler et à s’entendre, soutiennent les Fonus, les « Concertations nationales » pourraient alors réunir le maximum de chances d’aboutir. Sans quoi, le peuple congolais s’achemine tout droit vers un mur.

Ce parti reconnaît à Kabila le droit de convoquer, d’organiser et de fixer le format ainsi que l’ordre du jour des Concertations Nationales selon sa vision politique, mais invite le présidium de ce forum à accepter que chaque participant amène ses propositions sur les mêmes matières, quitte à harmoniser les divergences au sein de la Commission préparatoire paritaire.

« Les Fonus exhortent la classe politique congolaise à ne pas se perdre dans une querelle des mots entre les tenants des «Concertations» et ceux du « Dialogue», mais plutôt de croire en la capacité des acteurs politiques en plénière de donner à ce dialogue, un contenu qui pourrait aboutir à la résolution de la crise que traverse notre pays », lit-on.

Kimp

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