Concertations nationales : les FAC dénoncent un Coup d’Etat constitutionnel

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Martin Fayulu. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLe discours prononcé par Joseph Kabila à l’ouverture des travaux des concertations nationales continue de provoquer  de vives réactions dans le camp de refus. Son appel à tous ceux qui hésitent  de rejoindre le train des concertations a radicalisé les positions  initiales.

Au cours d’un point de presse tenu au siège de l’ECIDé le samedi 14 septembre, son coordonnateur Martin Fayulu a dénoncé le dessein caché du régime en place de se maintenir au pouvoir par défi. Il a affirmé que la cohésion nationale proclamée par le chef de l’Etat  n’est que de la poudre aux yeux pour endormir l’opinion et la classe politique.

Le coordonnateur des FAC a fait savoir que toute personne  se réclamant de sa plate-forme qui participe à ce forum s’est désolidarisée de ce groupement politique et par conséquent s’est auto-exclue. « C’est le cas de Moise Monidela et Kathy Katanga », a-t-il martelé.

Il a déploré le fait que le président Kabila n’a pas fait mention de la crise de légitimité née des élections du 28 novembre, ni de la guerre de l’est dans les thématiques retenues pour les besoins de la cause. Pour cet acteur de l’opposition, la leçon de citoyenneté du président de la république ne se reflète pas dans la réalité à cause des violations des libertés illustrées par l’assassinat de Chebeya et l’emprisonnement de Jacques Chalupa, Kutino, Diomi, Mohindo…

Tout en révélant l’ultime objectif de ces assises qui serait selon lui la mise mort de la troisième République pour la création de la quatrième République préméditée par un coup d’Etat constitutionnel des concertateurs, Fayulu a mis en garde contre toute tentative de remplacer l’actuelle constitution par une autre.

Le président de l’ECIDé a prophétisé que ces concertations accoucherons d’une souris sans la présence des forces vives de la Nation, malgré le débauchage de certains acteurs de l’Opposition devenus alliés de circonstance de la Majorité.

Il s’est dit convaincu que la réconciliation nationale  passe par un vrai dialogue, conformément à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098 des Nations Unies.

Somme toute, les FAC ont réitéré leur pétition contre la révision de l’article 220 de la Constitution à travers sa campagne « Touche pas à mon 220 et pas de présidence à vie », en rappelant l’article 64 de la constitution qui impose le devoir citoyen de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation de la Constitution.

ERIC WEMBA

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