Concertations nationales : la VSV dénonce le peu d’efforts fourni pour l’inclusion de tous

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vsvLa Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (V.S.V.) a déclaré que le pouvoir en place, particulièrement la Majorité Présidentielle (M.P.), n’a pas fourni assez d’efforts en  vue d’une participation effective de tous les acteurs politiques de l’opposition à cette rencontre nationale. Cette attitude frise, selon la VSV, un plan concocté au niveau de hautes sphères du pays pour l’organisation et la tenue des concertations nationales par défi, et ce, au mépris de la lettre et de l’esprit de l’Accord-Cadre signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba, en Ethiopie et de la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 28 mars 2013. Cette analyse a été rendue publique par Rostin Manketa, directeur adjoint de cette ONG de défense des Droits de l’Homme, lors d’un point de presse tenu le jeudi 29 août 2013 à son siège. dans la commune de Ngaliema.

A ce sujet, il a dit tirer la sonnette d’alarme pour la énième fois en faveur des concertations nationales réellement franches et inclusives, sans lesquelles la cohésion nationale ne relèverait que de la pure imagination. En examinant l’échiquier politique congolais, Rostin Manketa s’est déclaré convaincu qu’un dialogue direct entre les principaux protagonistes de cette crise, à savoir le Président Joseph Kabila et le leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, reste  incontournable. La VSV a toutefois noté quelques avancées enregistrées dans les préparatifs des travaux de concertations avec l’implication de diverses composantes, notamment la majorité au pouvoir, une partie de l’opposition politique et des représentants de la Société civile. Elle en a appelé à la vigilance des Congolais pour identifier et dénicher des acteurs politiques congolais qui torpillent les efforts visant la matérialisation effective de la cohésion et de l’unité nationales.

Faire attention à la Balkanisation de la RDC

            Elle pense que l’échec de cette rencontre serait catastrophique pour notre pays et aboutira à la matérialisation du plan de la balkanisation. Et la pluie d’obus qui pleut déjà sur la ville de Goma, ne peut qu’interpeller chaque Congolais. Enfin, pour une meilleure sérénité durant ces assises, la VSV a préconisé que le partage du pouvoir ne figure pas à l’ordre du jour, ou mieux, pas au premier plan des préoccupations et au détriment de la cohésion nationale. Abordant d’autres enjeux de l’heure, la déclaration a fustigé la banalisation de la vie humaine par le M23 et ses soutiens qui ciblent et tuent les cibles civiles à Goma : enfants, hommes, femmes, infrastructures etc. Dans le même registré elle a condamné énergiquement le meurtre, le samedi 24 août 2013, de deux manifestants tués à bout portant lors d’une manifestation de la population de Goma accusant les Casques bleus de ne pas protéger les civils contre le M23.

            La VSV a aussi condamné la violence à laquelle les manifestants ont recouru en jetant des pierres sur les installations de la Monusco et la réaction disproportionnée des forces de l’ordre sur place. Elle a exigé un enquête indépendante pour déterminer les responsabilité et sanctionner les coupables. Elle a précisé qu’autant la sécurité de la population incombe aux autorités et aux FARDC, autant la Brigade d’Intervention de l’ONU qui a suscité des nombreux espoirs dans la population n’a pas le droit à la complaisance vis-à-vis des groupes armés dont le M23.

SAKAZ 

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