Concertations nationales : la synergie de la Société civile formule des recommandations

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Société CivileDix jours après le lancement des concertations nationales, la synergie des organisations de la société civile, chargée du suivi des ces assises, est montée au créneau, le 19 septembre 2013, pour relever quelques irrégularités observées dans leur déroulement. C’est au siège de Codhod que ces acteurs de la société civile ont pu donner la quintessence de leurs observations.

Florence Mbwiti ma Lwamba, coordonnatrice du Réseau d’Education Civique au Congo (Recic), qui a donné l’essentiel de leurs analyses contenues dans la déclaration finale, a souligné que ces assises doivent à tout prix aboutir à la cohésion nationale. La synergie a également déploré l’absence des débats dans les plénières des états généraux, l’incapacité de leurs délégués de faire valoir leurs propositions. Enfin, la non retransmission en direct ne permet pas à la population d’être au parfum de toutes les discussions.

Florence Mbwiti a aussi regretté les irrégularités qui ont émaillé le processus de désignation de leurs représentants. Car, l’absence de consensus, le parrainage de certains par les politiques et le déséquilibre provincial dans la sélection de leurs délégués ont servi de soubassement pour que la synergie tire les oreilles de ses membres. A cet effet, elle a invité ces délégués à défendre la cause du pays et celle de la population.

Un double jeu

Au moment où ces assises sont organisées pour répondre aux questions cruciales du pays, la synergie s’interroge sur la décision prise par le gouvernement d’exclure les rebelles, et de reprendre les négociations de Kampala. Pour elle, il y a anguille sous roche, car l’exécutif devait accepter d’inviter les groupes rebelles, afin de trouver ensemble une solution.

Les attentes sont énormes. A ce sujet, la synergie a formulé quelques recommandations aux différentes couches socio-politiques, et au presidum de considérer ces assises comme un forum préparatoire à un vrai dialogue national qui doit réunir les vrais protagonistes qui sont à la base de la division et de la perturbation de paix dans le pays.

Au delà du projet de Kengo wa Dondo, président du Sénat, de mettre sur pied un « gouvernement d’union nationale », la synergie exhorte les participants, particulièrement ses membres, à défendre l’intérêt national et non personnel. La synergie compte comme membres le Cenadep, l’Aeta, la Nscc, le Codhod, etc.

Dorcas NSOMUE 

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