Comptes suspects de l’Etat Congolais dans les banques commerciales : un député de la Majorité relance la contestation

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Le président  du parti National pour la Démocratie et la République (PANADER), Jean Marie Bulambo,  vient de relancer la contestation sur les comptes de l’Etat  congolais logés dans les banques commerciales  particulièrement dans Access Bank.

            Au cours d’un point de presse animé hier mercredi 14 mai 2014  au siège de son parti, ce député de la Majorité Présidentielle a déclaré que les comptes de l’Etat congolais évalués à 66 millions de dollars logés dans la banque nigériane, Access Bank, ne se retrouvent pas dans les rapports de Reddition des comptes de l’exercice 2011 et 2012 déposés au parlement par le gouvernement à travers la le ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des Finances.

            Jean Marie Bulambo a fait savoir que conformément à la loi des finances tous  comptes de l’Etat qui ne sont pas signalés au moment de la  Reddition des comptes, deviennent flottants et posent un problème de traçabilité.

            Il a souligné que la tradition voudrait que tous les comptes de l’Etat soient logés à la Banque centrale qui garantit plus de sécurité et traçabilité que les banques commerciales.

            «En cas d’impossibilité de loger les comptes à la Banque centrale pour un projet spécifique, le trésor public  doit certifier avec un libellé précis», a-t-il martelé, avant de  dénoncer le fait que les 66 millions de dollars ont été placés dans le compte BTR pour générer des intérêts au profit d’un groupe d’individus.

            Concernant l’accord confidentiel entre le BCCO et la banque nigériane,  tout en faisant remarquer que le BCCO a été créé pour suppléer à l’organe de l’Etat chargé de réguler la passation des marchés publics, cet ancien ministre de l’Economie a fustigé  le fait que cette structure appelée à disparaitre depuis la mise en place de l’Autorité de régulation des marchés publics continue à exister pour des raisons inavouées.

            Ce député de la Majorité a rappelé que cette situation avait en son temps cré une crise entre le gouvernement et la présidence de la République

            L’élu de Bukavu a estimé que cette affaire qui fait débat au Sénat devrait être ramenée à l’Assemblée Nationale, qui a plus l’emprise sur le gouvernement que la chambre haute du Parlement.

            Pour le président de PANADER, la mauvaise gestion   du pays en violation des textes réglementaire condamne la population congolaise à la pauvreté alors que le pays est scandaleusement riche.

            Le précité s’est dit convaincu que l’expulsion massive des Congolais en quête de bien-être n’est que la conséquence de la mauvaise gouvernance.

                        ERIC WEMBA     

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