Complot contre LAC !

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LACA quand la sortie de Lignes aériennes congolaises (LAC) de la zone de fortes turbulences?

Difficile de répondre à cette question au regard des manoeuvres de blocage dont la compagnie aérienne nationale serait l’objet de la part de certains responsables de I’ancienne tutelle technique.  La Délégation syndicale de LAC vient, une fois de plus, de sonner le tocsin pour fustiger un vaste complot ourdi contre la compagnie aérienne nationale dans les-hautes sphère dans l’objectif primordial de la rayer définitivement de la liste d’exploitants aériens en RD Congo. A la base de cette élévation du ton de la représentation des travailleurs, il y a l’étouffement de la licence d’exploitation au cabinet du ministre des Transports et Voies de communication.

L’Ordonnance n°78-205 du 05 mai T978 portant création d’une Entreprise publique à caractère commercial ainsi que la Loi n°058/007 du 07 juillet 2008 et le Décret n°09/I2 du 24 Avril 2009 relatifs à la transformation de LAC en société commerciale lui donnent pleinement le droit d’exister, d’opérer et valent licence d’exploitation.

En dépit de cela,’ les dirigeants de LAC se sont pliés aux exigences en matière d’octroi de la licence d’exploitation en remplissant toutes les conditions exigées par l’Autorité de l’Aviation civile (AAC). Au mois de mai 2013, LAC a concrétisé sa démarche en payant à la DGRAD par voie bancaire le montant de USD 5.000.000, exigés et apporté les preuves de paiement à qui de droit.

Inquiète du retard pris dans les formalités d’usage, la Délégation syndicale est allée s’enquérir de l’évolution de la situation auprès des dirigeants de I’AAC. Ces derniers ont indiqué clairement qu’ayant examiné favorablement tous les éléments du dossier de LAC, I’AAC a émis son avis favorable pour l’émission par le ministère des Transports et Voies de communication de la licence d’exploitation en faveur de Lignes Aériennes Congolaises.

La Délégation syndicale s’étonne que jusqu’à ce jour, l’autorité compétente n’ait pas libéré ce précieux document indispensable à l’exercice du transport aérien tant en RDC qu’en dehors des frontières nationales. Renseignements pris au cabinet du ministre des Transports et Voies de Communication, il ressort qu’un certain nombre de conseillers se seraient ligués pour faire ombrage à toute cette démarche légitime et empêcher LAC de se mettre en règle  vis-à-vis de la réglementation aéronautique.

            La Délégation syndicale de LAC refuse tout amalgame. Cependant, elle a des difficultés d’admettre qu’elle ne serait pas en face d’un rouleau compresseur déterminé à broyer toute tentative de relance de la compagnie aérienne nationale. Les preuves foisonnent. Pour ne parler que de I’exploitation aérienne, LAC dispose d’un Boeing 737 acquis sur fonds propres grâce à la sueur du front de ses travailleurs et des anciens mandataires.

            Cet aéronef se trouve présentement à Perpignan, en France pour des travaux de grande visite technique (check C2) qui sont arrivés à terme. Il ne reste plus que le paiement du solde de la facture pour que ce moyen  courrier revienne en RDCongo et reprenne du service, en parfait état technique et opérationnel, conformément aux normes de l’Union européenne et de l’Organisation de I’ Aviation Civile Internationale (OACI).

Or, ce Boeing 737 ne peut pas quitter  I’espace aérien européen sans licence d’exploitation.

            N’existerait-il pas un agenda caché visant à rendre cet avion inaccessible à LAC, de manière à provoquer, à terme, sa mise en vente aux enchères, comme c’»tait le cas avec le DC 10 de l’ex-Zaïre, son ancêtre, à Tel Aviv? Car, une fois cet appareil cannibalisé et le fruit de sa vente perdu dans lanature, comme en 1992, plus rien ne pourrait s’opposer à la mise à mort planifier de cet instrument de souveraineté nationale.

            Où est le patriotisme des Congolais? Quel contenu donner à la lutte contre le chômage et la pauvreté? La RDC est-elle vraiment disposée à éradiquer le «fula-fula» aérien favorisé par l’absence de LAC sur le terrain?

            Devant cet obstacle, la Délégation syndicale de LAC envisage d’autres voies pour obtenir gain de cause. Parmi les actions urgentes envisagées figurerait notamment un sit-in de longue durée des travailleurs de LAC, accompagnés des membres de leurs familles souffrant le martyre devant le cabinet du ministre des Transports et Voies de communication ainsi que d’autres institutions de la République pour faire entendre leurs voix.

            Quant aux travailleurs dont la grogne ne cesse de monter, ils estiment que leur patience a des limites. Même si l’objectif principal du mandat du ministre des Transports et Voies de communication est la création d’une nouvelle compagnie aérienne comme il ne cesse de le crier orbi et urbi, les cadres et agents sont déterminés à se prendre en charge pour récupérer leur outil de production dont l’exploitation judicieuse peut permettre la réalisation de résultats positifs nécessaires à l’atteinte des exigences de fonctionnement et d’exploitation. Affaire à suivre.

KIMP

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