COMMUNIQUE OFFICIEL DE LA PRIMATURE : Matata rejette les leçons de la FEC

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matataLe Gouvernement  a suivi les critiques non fondées formulées par le président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma,  contre les politiques économiques menées. sous la houlette de Son Excellence Monsieur le Président  de la République.

 
 Tel est le cas du projet du Parc Agroindustriel de Bukanga Lonzo dont l’envergure et la gouvernance sont plutôt saluées par des spécialistes de la question reconnus mondialement.
Les allégations sur ce projet ne sont pas vraies, et le Gouvernement est disposé à apporter à la FEC les informations nécessaires à sa meilleure appréciation.
De l’avis des experts internationaux attitrés, ce projet, dans sa phase opérationnelle, servirait d’exemple à plusieurs  pays africains.
Il en est de même du bâtiment du Gouvernement, construit sur fonds propres. Ce bâtiment dont les travaux ont été lancés par Son Excellence Monsieur le Président de la République, fait la fierté de la plupart des Congolais. Il rentre dans le programme de la Révolution de la modernité prôné par le Chef de l’Etat, et n’est pas en contradiction avec les objectifs de la relance de l’économie nationale.
 
Inauguré par Son Excellence Monsieur le l’résident de la République. il est le fruit incontesté de la croissance et de la bonne gouvernance. Plusieurs ministres, jadis locataires dans les bâtiments privés, y travaillent avec dignité dans des conditions, de loin meilleures qu’auparavant.
Il est conseillé à la FEC de toujours s’informer préalablement auprès du Gouvernement sur des questions dont la complexité dépasse parfois ses compétences sectorielles. Ce qui peut lui éviter de  formuler des jugements en contradiction avec la théorie et la pratique professionnelle.
Par ailleurs, d’aucuns s’étonnent que le président de la FEC, président du Conseil d’administration de la Gécamines, dont la mauvaise gouvernance (connue de tous les Congolais) décriée à maintes reprises par les syndicalistes et les institutions internationales, puisse donner des leçons de gestion au gouvernement.
 
Depuis près de 6 ans que le président de la FEC est à la tête de la Gécamines comme président du conseil d’administration, cette entreprise publique n’a enregistré que des contre-performances, alors que le Gouvernement, sous la houlette de Son Excellence Monsieur le Président de la République, cumule des performances économiques reconnues à la fois, au niveau national et international.
Il est important de rappeler que le Gouvernement a manqué de conclure en 2012 la dernière revue dc son programme avec le FMI à cause de la mauvaise gouvernance de la Gécamines, dont le président du Conseil d’administration n’est autre que le président de la FEC.
Alors que le FMI félicitait le Gouvernement pour une gestion exemplaire de son programme, avec  accomplissement de tous les critères quantitatifs et quantitatifs, l’ensemble des Congolais perdaient plusieurs centaines de millions de dollars à cause de la mauvaise gouvernance de la Gécamines. Près de 100 millions de dollars américains devraient être accordés par la BAD à la RDC au titre de don en 2011. Cela n’a pu être possible à cause de la Gécamines.
 
Sans se rappeler de l’impact négatif de la gestion de la Gécamines sur la réputation de l’ensemble du pays, le président de la FEC s’étonne que le Gouvernement ne soit pas en programme avec le FMI. Quel programme crédible, le Gouvernement  peut-il conclure avec le FMI sur fond de la mauvaise gouvernance  reconnue de la Gécamines ?
Le Président de la FEC est depuis plusieurs années membre du Conseil d’administration de la Banque centrale du Congo (BCC), dont la gouvernance a été dernièrement critiquée par plusieurs députés nationaux lors du débat sur la situation de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC).
Il convient de rappeler que le déficit de la BCC est en partie financé mensuellement par le Trésor public sur base des ressources issues d’une bonne gouvernance. Dès lors, l’on ne peut que s’étonner que le président de la FEC félicite les responsables d’une banque continentale qui ont détourné l’épargne du public.
La FEC se doit de savoir que le Gouvernement n’est pas disposé à recevoir des leçons de gestion de son président qui est à la tête du Conseil d’administration et impliqué dans la gestion d’une entreprise publique réputée pour sa mauvaise gouvernance.
Un mauvais gestionnaire peut-il enseigner la bonne gouvernance?
 
La FEC se doit de se choisir un patron à la tête d’une grande entreprise privée connue, dont les performances et la bonne gouvernance peuvent servir d’exemple, comme ce fut le cas par le passé.
Un président du Conseil d’administration d’une entreprise publique en déficit chronique de gouvernance peut-il donner des leçons au Gouvernement, son actionnaire unique ?