Communiqué de presse de l’UREC

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L’Union pour la Reconstruction du Congo, UREC en sigle, informe le peuple congolais, les organisations de la défense des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo, les chancelleries  installées à Kinshasa et  tous les amis du peuple congolais que  Madame Marie-José Kimpiobi, ancienne Secrétaire Générale de l’UREC et actuellement Directrice chargée des actions sociales et des ONG auprès du Cabinet du Président National de l’UREC, Dr Oscar KASHALA Lukumuena, a reçu le dimanche 22 août à 17h00, un appel téléphonique  de la part d’une personne de sexe masculin lui demandant de communiquer son adresse afin que l’intéressé puisse venir lui déposer une enveloppe contenant de l’argent liquide qui venait de la part de sa copine résidant dans la commune de Kintambo. 

Madame Kimpiobi a rétorqué ne pas disposer des copines à Kintambo. Mais sur insistance de l’homme, il lui a communiqué une adresse d’une boutique à Bandalungwa-Maduda afin que la rencontre ait lieu à cet endroit.  Bien avant son arrivée, elle a reçu un coup de fil lui prévenant que deux individus aux allures bizarres rodaient devant la boutique et qu’il valait mieux qu’elle ne se présentât pas !  Les deux hommes se sont résolus après une longue attente infructueuse de téléphoner une seconde fois à Madame Kimpiobi pour l’informer qu’ils ont pris soin de déposer l’enveloppe auprès de la personne qu’ils ont trouvé sur place.  Cette enveloppe lui a été finalement remise le même soir. 

Aussitôt ouverte, il a été constaté que le contenu de l’enveloppe est une convocation émanant de la Présidence de la République,  État-major de la Garde Républicaine, Service T2.  Ladite convocation enjoint Madame Kimpiobi de se présenter le lundi 23 août 2010 à 9h30 au Bureau de l’Etat-major T2 de la Garde Républicaine, sis à la deuxième cité du Camp Lieutenant-colonel Tshiatshi dans la Commune de Ngaliema, avec mention « le motif lui sera communiqué sur place ».  Cette convocation datée du 20/08/2010 est signée par le Major KASONGO KUMWIMBA Désiré, chef T2 a.i. de la Garde Républicaine.

Compte tenu de la réputation publique du service convocateur, Madame Kimpiobi a cherché à prendre des renseignements pour savoir s’il fallait répondre positivement ou pas à cette convocation.  Il lui a été conseillé de se faire représenter.  Il a demandé à un proche, Colonel de son état pour aller s’enquérir de ce qu’il en était. Ce dernier a été interrogé toute la journée du lundi 23/08/2010, sur les activités politiques de Madame Marie-José Kimpiobi. Selon le Colonel, il serait reproché à Madame Kimpiobi ou soupçonné de mener des activités qui porteraient atteinte à la sécurité de l’Etat par le recrutement des mercenaires qui sont entrainés au Congo par  le Dr Kashala a et qui ont déjà infiltré tout le pays. Elle est aussi accusée d’être chef d’un réseau de déstabilisation du pouvoir en place pour le compte du Dr Kashala. Par conséquent, si elle s’était personnellement présentée, il était prévu qu’elle soit directement gardée au cachot pendant 15 jours et au seizième jour, elle pouvait passer à l’interrogatoire. 

Depuis cette date, des personnes assimilables  aux militaires, mais en tenue civile, passent régulièrement à son domicile pour s’enquérir de sa présence. Madame Kimpiobi a décidé de quitter son domicile pour échapper à ses poursuivants qui ne cachent plus leurs menaces.  Visiblement, il apparait que Madame Kimpiobi est pourchassée pour avoir, en sa qualité de Directrice au Cabinet du Président National de l’UREC, Dr Oscar Kashala, en charge des activités sociales et des Organisations non gouvernementales, tenu une réunion avec les responsables des associations non gouvernementales féminines en date du lundi 17/08/2010.

La Direction du parti considère que cette situation est très grave et inacceptable pour un gouvernement  qui  se proclame démocratique, surtout au lendemain de la publication du calendrier électoral sensé ouvrir la voie aux élections générales l’année prochaine.   Elle préfigure dans quel climat politique la prochaine campagne électorale va se dérouler  de la part de ceux qui ont eu comme mandat d’instaurer la démocratie au Congo.

L’UREC qui se rappelle de l’expérience malheureuse des arrestations, des intimidations, des accusations mensongères de faux complots des mercenaires, des menaces et des abus du pouvoir subis lors de la campagne de 2006, dénonce de la manière la plus vigoureuse ces méthodes dignes d’un régime militariste qui a échoué dans sa gestion de la République et se croit autorisé à mettre en danger la vie des citoyens en vue de garder irrégulièrement le pouvoir.

L’UREC condamne avec force la convocation de la Directrice au Cabinet du Dr Oscar Kashala par la Garde Républicaine sous les ordres du Président de la République, pour avoir tenu une réunion avec d’autres femmes, pendant que son propre parti tient des réunions publiques sans avoir sollicité aucune autorisation.

L’UREC rappelle au Président de la République que le rôle de sa « Garde » dite « Républicaine » est de s’occuper de sa garde et non de convoquer les dirigeants des partis politiques pour les menacer, les intimider ou les entendre sur la nature de leurs activités politiques.

L’UREC dénonce plusieurs tentatives de déstabilisation enregistrés ces dernières semaines contre le parti, ses cadres de direction et son Président National de la part des forces obscures toutes proches du pouvoir devenu de plus en plus impopulaire et qui s’en vantent publiquement.  Il s’agit entre autre d’une tentative de division du parti, du débauchage de ses cadres, du chantage exercé contre certains d’entre eux, et des menaces de mort contre ses dirigeants, de manière à nous décourager.  Il n’en est pas question et nous ne céderons pas d’un seul centimètre !

L’UREC attire l’attention de la Monusco sur cet incident précis et sur toutes les autres dénonciations contenues dans ce communiqué afin qu’elle prenne toutes les dispositions utiles et nécessaires  pour assurer la sécurité des candidats aux élections présidentielles afin de prévenir le pire, étant donné que cela s’annonce déjà très mal de la part des détenteurs du pouvoir en place.  

L’UREC demande expressément à la MONUSCO de porter secours à Madame Marie-José Kimpiobi afin qu’elle puisse recouvrer sa liberté de mouvement et son train normal de vie étant donné que des individus passent à son domicile chaque matin à l’aube et tard dans la soirée pour s’assurer de sa présente afin de l’arrêter.  Dès lors, nous considérons que la Présidence de la République endossera toute la responsabilité au cas où un malheur surviendrait à notre cadre du parti.  

L’UREC  affirme que c’est la peur panique qui s’est emparée des gestionnaires du pays et dont le bilan est médiocre qui les pousse à mijoter des cabales et des complots imaginaires en vue d’éliminer tous les candidats en vue lors des prochaines échéances électorales.  Il leur rappelle que l’UREC n’est pas un ancien mouvement rebelle, ni une ancienne milice armée. C’est juste un mouvement des citoyens qui se soucient de l’état du pays et de la manière dont il est géré et qui souhaitent faire mieux.  

L’UREC invite le peuple congolais, tous les partis politiques d’opposition, les organisations de défense des Droits de l’Homme  et tous les amis du peuple congolais d’ouvrir les yeux face à des dérives qui s’annoncent et qui n’honorent pas le gouvernement, ni le pays.

L’UREC déplore l’usage abusif des forces de l’ordre, rémunérés sur fonds publics, fruit du travail de ses concitoyens, utilisée par les autorités déclarées élus de ce même peuple,  et s’acharnent à s’attaquer sans raison à tous ceux qu’ils redoutent comme adversaires politiques.  Cette attitude  démontre que les autorités n’ont appris aucune leçon de suite du meurtre et du martyr du Directeur Exécutif  de l’ONG Voix des Sans Voix, M. Floribert Bayizire Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, dont l’enquête n’a pu aller aussi loin que le public l’espère. 

L’UREC prend à témoin toutes les chancelleries, organisations nationales et internationales de la défense des Droits humains et tous les partenaires de la République Démocratique du Congo qui souhaitent voir ce pays consolider sa démocratie et la stabilité au centre de l’Afrique, de se pencher très sérieusement sur ces actes qui préfigurent la nature de la prochaine campagne électorale.

Fait à  Kinshasa, le 25 août 2010. 
 
 

Le Président de l’Union pour la Reconstruction du Congo  (U.RE.C.)

Prof. Dr Oscar KASHALA LUKUMUENA

(M.D.,  DSc., PhD.)
 

 

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