Commune de Masina : quatre bandits armés recherchés par la police

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Commune aux multiples poches d’insécurité dans la partie Est de la ville de Kinshasa, Masina s’est mué depuis le début de ce mois en une véritable jungle où les prédateurs prolifèrent. Il est établi qu’on ne peut vaquer la nuit, à ses occupations commerciales, ni se promener dans les rues sans croiser un «  kuluna » ou un braqueur, ni sans éprouver quelque frayeur, face aux patrouilles de la police.

    Ce fief des malfaiteurs sécrète aujourd’hui, la criminalité au quotidien, au point qu’une seule nuit passée sans agression des bandits, est rarement enregistrée sur l’ensemble de tous ces cinq quartiers. La pègre y règne en maître. Dans cet «  enfer » en miniature, quatre braqueurs parmi les actifs, ont imposé leur loi, bravant les patrouilles pédestres nocturnes de la police de proximité renforcées par les éléments du district de Tshangu. Quelques accrochages essuyés contre ces équipes de policiers, sans perdre un de ses membres, la pègre n’a pas enrayé sa dangerosité. Bien au contraire, elle a perfectionné ses méthodes en se renseignant au préalable sur les itinéraires des patrouilles pédestres et motorisées. Ce qui donne à penser que ces braqueurs seraient en contact permanent avec des éléments réguliers ou seraient appuyés par ces derniers.  

    Retenons que comme modus operandi, ces bandits qui agissent à la manière des loups, ne sortent de leur tanière qu’aux heures indues de la nuit, pour frapper dans les quartiers où n’habitent pas des officiers militaires ou des V.I.P. gardées par des policiers ou des militaires armés. Chaque nuit, en effet, ils se déployent à travers les cinq quartiers de Masina, rasant les avenues et dépouillant les piétons, de leurs biens.

    Caractéristique particulière relevée par les nombreuses victimes, ils sont tous de taille moyenne, armés et habillés dont trois en tenue et un en civil.

    Depuis que cette racaille s’est signalée dans cette mairie, au début du mois de février 2011, l’insécurité y a élu domicile, au point que le vœu des habitants est que la police puisse rapidement mettre la main dessus et la déférer devant la justice militaire pour répondre de ses méfaits. La population de cette partie de la ville voudrait savoir d’où vient ce quator ? Avec qui est-il constitué ? Où se ravitaille t-il en armes et tenues de policier ?

    La prière des habitants de Masina est de voir la police de la commune de Masina, ensemble avec les éléments de sous-commissariats et postes de la police, neutraliser ces inciviques qui ont causé tant des torts dans les différents quartiers.

    Cela mettra peut-être du temps, mais s’ils ne battent pas en retraite, ces malfaiteurs finiront par se faire appréhender un jour, certainement après un accrochage avec les patrouilleurs qui ont reçu des consignes particulières.

 

La série de braquages perpétrés dans les rues de Masina

 

    La semaine passée, cette bande a braqué un commerçant qui venait de fermer sa boutique et regagnait son domicile à pied. C’était jeudi dernier, vers 1 H 30’. Postés au quartier 3, leur terrain de prédilection de braquage, ils ont interpellé cet homme d’affaires en retour pour son domicile situé à dix avenues plus loin.

    Bikindu qui transportait son sac contenant les recettes de sa boutique et d’autres économies, a été délesté de ses deux téléphones portables  ainsi que des sommes de 1500 dollars et 91.500 FC.

    Selon une source, ces malfaiteurs ont effectué une nuit, vers 1H 21’, une incursion dans une église de réveil où l’on organisait une veillée de prières.  Ils ont arraché à un adepte comme seul butin, un téléphone cellulaire.

    On signale que dernièrement, le même groupe s’était signalé à la boulangerie CPRS, située sur rue Mayamba n°72. Menacé d’être abattu, le gérant a cédé le montant de 2.000 dollars. Dans leur fuite, ils ont connu un accrochage avec des éléments d’une patrouille pédestre nocturne. De ces coups de feu, on indique qu’il n’y a eu aucune victime de part et d’autre.

    La même source a  noté à l’actif de ces inciviques, une tentative de vol à main armée au domicile d’une de leurs victimes. Sur avenue Ditanda, ils ont rencontré une résistance farouche qui coïncidait avec le passage d’une équipe de patrouilleurs pédestres, qui les a mis en déroute.

    Au début du mois de février, une maison située sur avenue Mukukulu n°95, a été visitée par ces mêmes bandits. La victime, Tony Vungula et les siens ont dû débourser la somme de 170 dollars  et cédé un téléphone portable, avant de voir ces malfrats quitter le lieu.

Les habitants de Masina ne pensent qu’à une chose. Ces délinquants qui troquent leurs habits pour l’uniforme, afin d’opérer sans être inquiétés par des policiers, auraient deux carapaces. L’une civile et l’autre, policière. Il faut que les enquêteurs de la police puissent identifier ces inciviques, dont on dit qu’ils demeurent insaisissables, parce qu’ils opèrent tantôt en tenue civile et tantôt en tenue de la police.

J.R.T.

 

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