Une Commission Vérité et réconciliation vivement réclamée en RDC

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Société Civile La société civile de la RDC plaide pour la mise en place d’une commission Vérité et réconciliation au pays. C’est l’une des recommandations formulées par les participants venus des provinces du pays dans le cadre d’un atelier national organisé, le samedi 8 novembre 2014 au centre Nganda, par la Coalition congolaise pour la justice transitionnelle (CCJT), sur financement de l’Organisation internationale de la Francophonie. Des thèmes abordés ont ressorti la soif de l’établissement d’une instance citoyenne, longtemps privée aux Congolais, une CVR forte et loin de pesanteurs politiques.

Les participants ont suivi des sous-thèmes comme «Qu’est-ce qu’une commission de vérité et quel est son rôle dans la lutte contre l’impunité en RDC », développé par Raphael WAKENGE, coordonnateur de la CCJT. Tandis que Godé Mpiana, expert et membre de l’ong Justice Plus a évoqué « Les expériences de la RDC en matière de recherche de la vérité dans l’histoire passée et récente ». Si Me Kitoko a épinglé « Les causes de l’échec de l’ancienne CVR », tous ont démontré la nécessité de la mise en place d’une «Commission vérité ».
Les participants ont suivi successivement les «exposés sur les initiatives non officielles de recherche de la  Vérité et différentes opportunités pour une nouvelle CVR en RDC.
Il est ressorti des débats qu’une CVR nationale est la bienvenue car elle aura, pour les participants, mission, entre autres, de proposer des poursuites pénales contre les auteurs des violations massives des droits de l’homme. De la même manière, ils ont proposé que la compétence temporelle s’étende de 1993 à  2003. Si l’une des missions, c’est aussi celle de documenter des cas de violations des droits de l’homme, la Cvr à créer, aux yeux des participants, devrait en outre procéder à la résolution pacifique des conflits et identifier les victimes et les auteurs de viol.
Très globalement, l’atelier s’est donné cinq objectifs : consulter la société civile congolaise, les victimes des graves violations des DH ainsi que les acteurs étatiques sur la nécessité d’une nouvelle Commission Vérité et Réconciliation ; sensibiliser cette même société civile et les victimes des graves violations sur les mécanismes de Justice Transitionnelle en générale et de la recherche de la vérité en particulier ; élaborer à partir des consultations, un argumentaire  pour défendre l’idée de la création d’une nouvelle  CVR ; élaborer un plan national de la CCJT pour des plaidoyers auprès des institutions nationales et internationales pour la création d’une nouvelle CVR ; et, enfin adopter une stratégie commune de collaboration entre membres de la CCJT pour mener un travail de documentation, d’archivage et conservation des données,  en perspective d’une nouvelle CVR.
Il convient de noter que la Ccjt justifie la tenue de cet atelier au regard du fait que depuis les temps coloniaux, l’histoire de la République Démocratique du Congo est émaillée de plusieurs périodes sombres, de conflits armés, de violences inouïes et autres situations ayant entraîné de graves violations des droits de l’homme.

Tshieke Bukasa

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