Commission paritaire : déjà des contestations

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Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.La Commission paritaire mixte Majorité-Opposition-Société Civile chargée de mettre la dernière main à l’organisation des Concertations Nationales a démarré ses travaux le samedi 17 août 2013 sur fond de contestation. Des problèmes de représentation ont surgi dés le départ dans la délégation de l’Opposition, qui alignait pour la circonstance José Makila, Bongongo, Efole, Ingele Ifoto, Lisanga Bonganga, Bofassa, Ruberwa, Mulungula, Mampuya, Thomas Luhaka, Gérard Kamanda et Clément Kanku.

Jean-Baptiste Bomanza, remplacé au tout dernier moment par Clément Kanku, n’a pas du tout apprécié. Quant à Joseph Olenghankoy, interdit d’accès à la salle des Banquets du Palais du peuple par le protocole du présidium alors qu’il se disait avoir été « invité » en bonne et due forme par le Secrétariat Technique, il n’a pu être éclairé sur le mobile de son « exclusion ». Au vu de ce qui est arrivé, le président national des Fonus (Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité) a parlé d’un coup fourré lui assené par Léon Kengo, qu’il accuse de vouloir écarter les pro-tshisekedistes des préparatifs et de la participation à ce forum.

Olenghankoy, qui revendique le statut de pionnier dans la recherche d’un dialogue national visant la résolution de la crise de légitimité institutionnelle qui secoue le pays depuis novembre 2013, digère mal son éviction de la « Commission paritaire mixte » des Concertations nationales. Il a fait aussi un constat bizarre dans la configuration de la délégation de l’Opposition participant aux travaux préparatoires de ce forum, à savoir les absences des délégués de la Province Orientale, du Katanga, du Kasaï Oriental, du Bas-Congo et de Kinshasa. Selon lui, chaque province aurait dû aligner au moins un représentant sur un quota de douze participants. Autre constat fait par Olenghankoy : l’Opposition n’a retenu aucune femme sur sa liste, ni aucun délégué de la diaspora.

Parlant des tendances politiques de ceux qu’il appelle les nouveaux « Kengo-boys », il relève qu’ils ont pour la plupart un point commun : leur participation au Conclave de Limete organisé à son initiative. Olenghankoy soutient que le président du Sénat a un agenda caché qui peut surprendre tout le monde, même l’initiateur des « Concertations nationales ».

Quant aux Fonus, elles comptent s’investir, dès à présent, dans des actions de rue en vue d’obtenir un « Dialogue national » réellement inclusif. Parallèlement aux pressions populaires, des actions politiques et diplomatiques sont également à l’étude.

                                Kimp

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