Commission interministérielle : examen du projet de rapport sur les droits de l’homme en RD Congo

0
44

Le ministère de la Justice et Droits Humains en collaboration avec le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme(BCNUDH) procède depuis hier 21 janvier au centre Béthanie, dans la commune de la Gombe, à la validation du projet de rapport national à l’examen  périodique universel de deuxième cycle.

 Cet atelier est une occasion  pour la RDC de mettre sur pied un accord national qui est attendu à Genève avant le 27 janvier 2014. Pour cette structure des Nations Unies en matière des droits de l’homme, l’examen périodique universel  est un mécanisme qui permet au conseil des droits de l’homme, principal organe intergouvernemental des nations unies en matière des droits de l’homme, d’examiner sur une base périodique les obligations des Etats membres. Cet examen se base sur trois documents. Un rapport national de  l’Etat soumis à l’examen, une compilation élaborée par le haut commissariat des Nations Unies en matière des droits de l’homme produit par le conseil des Nations Unies aux droits de l’homme sur base des renseignements dont dispose  l’Onu enfin, un résumé des constitutions écrites par d’autres parties prenantes.

Comme deuxième objectif important, l’examen périodique universel  vise le respect par l’Etat de ses obligations  et  engagements en matière des droits de l’homme, le renforcement des capacités des Etats. Ce rapport national  reste cependant une occasion spéciale offerte à un Etat de passer en revue sa situation des droits de l’homme.

Pour la ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba Matipa, en tant que membre des Nations unies, la RDC est tenue à l’obligation de l’examen périodique universel. C’est à ce titre qu’en décembre 2009, elle avait présenté son 1er rapport. La publication de ce rapport témoigne de la collaboration qui caractérise le gouvernement et ses différents partenaires en matière des droits de l’homme. Dans la pratique, le gouvernement, à travers le comité interministériel des droits de l’homme associe de manière permanente les organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme à la validation de tous les rapports. Chaque délégué doit examiner objectivement ce projet afin que ce travail soit bénéfique au peuple congolais a conclu Mme la ministre. Par ailleurs, il faut signaler que la RDC sollicite l’appui de la communauté internationale pour la consolidation de la paix par l’éradication des forces négatives et la sécurisation de ses frontières dans sa partie orientale, mais aussi pour le renforcement des capacités nationales en matière des droits de l’homme, le renforcement des capacités opérationnelles des structures techniques d’éducation aux droits de l’homme.

Yves Kadima

LEAVE A REPLY

*