La commission des Forêts d’Afrique Centrale évalue l’Accord de Paris

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foret-equatoriale1-412x310Si l’Afrique Centrale peut se féliciter des résultats issus de la COP 21 à Paris, les défis qui restent à relever dans le cadre de la mise en œuvre des décisions adoptées appellent les pays de la sous-région à plus de travail, de cohésion et d’engagement. C’est ce qui justifie la session extraordinaire qui se tient depuis hier mardi 10 mai 2016 à l’Hôtel Africana Palace, dans la commune de Lingwala, réunissant les experts des pays membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC).

Ces assises, qui prendront fin jeudi 12 mai 2016, ont pour objectif principal de décider des modalités opérationnelles pour la mise en œuvre des décisions de la Cop-21 s’agissant notamment de leurs implications pour le bassin du fleuve Congo, et d’examiner certains sujets prioritaires pour la vie de l’institution.

Dans son mot d’ouverture, Robert Bopolo, Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Développement Durable, a indiqué que lors de cette 21ème conférence de Paris, les pays de la sous-région Afrique centrale étaient représentés à un très haut niveau avec la présence des chefs d’Etats et de gouvernements, des ministres dont ceux en charge de l’environnement.

Selon lui,  c’est grâce à la forte mobilisation des pays de la sous-région et au déploiement d’une stratégie efficace de négociation mise en place par la COMIFAC, que l’Afrique Centrale, en tant que bloc sous-régional, avait réussi à négocier et faire prendre en compte la plupart de ses points d’intérêt dans l’Accord de Paris.

Néanmoins,  l’Afrique centrale continue à être vulnérable aux effets des changements climatiques, entre autres, l’assèchement du lac Tchad et la désertification du Sahel qui ont des conséquences écologiques et socioéconomiques graves pour les populations.

            A en croire ce membre du gouvernement,  il s’avère utile pour la préparation des échéances futures sous la convention des Nations-Unies sur le changement climatique(CNUCC), de décrypter les conclusions de la conférence de Paris et de tirer les leçons devant permettre l’élaboration d’un plan d’action sous-régional pour la mise en œuvre des décisions prises à Paris.

Hormis ce point important, Robert Bopolo est revenu sur un autre problème pour le bon fonctionnement de la COMIFAC, celui du manque de ressources financières.

En effet, en dépit des efforts entrepris par le Secrétariat Exécutif pour la mobilisation  des contributions des pays, l’institution est confrontée à une grave crise due à une forte tension de trésorerie. A cette préoccupation majeure, vient s’ajouter l’insuffisance du personnel prévu dans l’organigramme pour la mise en œuvre des activités du Secrétariat Exécutif.

            Au regard des difficultés sus évoquées, le ministre de l’Environnement et Conservation de la Nature a exhorté les pays membres à prendre des mesures fortes pour permettre à la COMIFAC de continuer à assumer convenablement ses missions.

En définitive, il a remercié la COMIFAC d’avoir porté son choix sur la RDC pour abriter ces assisses de grande portée sous-régionale et internationale, et a exprimé sa gratitude aux membres du partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo(PFBC) et à d’autres bailleurs pour l’accompagnement tant financier que techniques dans l’organisation de ces assises.

            Il sied de rappeler que la 21ème conférence de Paris sur le changement climatique s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 en France. Cette conférence historique qui a mobilisée plus de 40.000 participants avait pour but de parvenir à un accord universel et contraignant pour maintenir la température globale en deçà de 2°C, afin de freiner les évolutions du dérèglement climatique qui menacent nos sociétés, nos économies et nos ressources naturelles.

Perside Diawaku