Comment la CIA a plongé le Congo dans le chaos …

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* Le défi de Lumumba : « Que Mobutu choisisse ses armes »

*Le colonel réplique en encerclant la résidence du Premier ministre avec 300 militaires

La CIA essaie d’empoisonner Lumumba

            Plus tard et toujours concernant les câbles qu’il échangeait avec l’Agence, Tweedy expliqua à la commission sénatoriale que la terminologie « but spécifique » reprise dans le message, faisait allusion au plan d’assassinat.

Le message avait aussi pour objet de renforcer le point de vue selon lequel il n’y aurait pas de solution à la crise congolaise aussi longtemps que Lumumba se trouvait en position de force ou d’influence au pays. Dans ce même message Tweedy, une fois de plus insistait auprès de Devlin pour avoir sa réaction à l’idée d’envoyer à Léopoldville un officier supérieur de la CIA en « mission spéciale »… pour se concentrer entièrement sur le projet d’assassinat. Tweedy communiqua aussi les toutes dernières réactions de la CIA concernant le problème de se débarrasser de Lumumba.

            Il suggérait la possibilité d’utiliser un groupe type commando pour enlever Lumumba soit par un assaut sur la maison venant de la falaise du fleuve ou alors plus probablement au cas où Lumumba tenterait une autre escapade dans la ville. Evidemment, cette idée était en totale contradiction avec le point de vue exprimé dans le premier message : « laisser l’action aux Congolais ».

            En date du 17 octobre Devlin réagit positivement à l’offre d’assistance. Il expliqua que son agent n’avait pas été capable de « pénétrer » dans l’entourage de Lumumba et par conséquent, il n’avait pas été en mesure de fournir les renseignements dont on avait besoin pour accomplir la mission. Il faisait aussi remarquer que tout en maintenant un intérêt prioritaire à l’opération, il ne pouvait y consacrer qu’un « temps limité », à cause de ses autres engagements. « Nous pensons qu’il serait préférable d’envisager l’idée initiale d’exécution par un officier supérieur … si le cas officier acceptable… Nous consacreront le temps nécessaire pour l’assister et orienter  ses efforts. Ensuite, il ajouta les recommandations ci-après : « si cas officier retenu, recommandation au Q.G. nous envoyer plus tôt possible fusil de fabrication étrangère forte puissance avec vision à lunettes munis d’un silencieux. Chasse être bonne ici lorsque luminosité suffisante. Cependant comme fusils de chasse interdits pour le moment, garderons fusil au bureau jusque commencement saison chasse ».

Devlin avait indiqué à Gottileb la possibilité de fusiller Lumumba comme étant une alternative à l’empoisonnement. Maintenant cette idée semblait encore refaire surface. Tweedy confirma devant la commission que le message en question faisait clairement état dans l’expédition au Congo via mallette diplomatique d’une arme appropriée pour assassiner Lumumba. Malgré les multiples tentatives du Chef d’antenne de rivaliser avec les subjections laborieuses de ses chefs à Washington, apparemment ce dernier restait attaché à l’idée que la solution la plus simple serait la plus efficace.

            Tout au long de cette période, le Chef d’antenne recommandait avec insistance aux adversaires de Lumumba de l’arrêter, leur expliquant qu’il (Lumumba) continuera à demeurer une « menace » pour la stabilité du Congo tant qu’il ne serait enlevé de la scène.

L’arrestation de Lumumba

L’ambassadeur Timberlak tomba d’accord avec Devlin que Lumumba devait être arrêté  mais au cours des semaines qui s’écoulèrent, il trouva que c’était plutôt vite dit que fait. Vers la fin du mois de septembre, il avait déjà perdu beaucoup de son euphorie de départ concernant le coup de Mobutu. Il avait rejoint le point de vue de Devlin selon lequel Lumumba n’était pas du tout effacé de la scène. Ses supporters russes peuvent être partis mais les radicaux diplomates africains à Kinshasa étaient déterminés à le remettre au pouvoir. En vue de conter cette pression pro-lumumbiste, les officiels de Washington instruisirent Timberlake de persuader Kasa-Vubu et Mobutu de consolider leur gouvernement sur des bases plus légitimes et sécurisantes. Ils avaient compris que la tactique « du coup Mobutu » reposait sur la neutralisation de Kasa-Vubu et Lumumba mais ils se rendirent compte que cette considération n’était plus importante.

            Ils suggèrent que Kasa-Vubu fassent une déclaration en publique selon laquelle lui-même se considérait comme Chef de l’Etat et de ce fait se placer au-dessus des querelles partisanes mais légalement investi pour désigner un gouvernement. Ce dernier c’est le Collège des Commissaires généraux de Mobutu. De cette façon, Kasa-Vubu préserverait le caractère apolitique du coup de Mobutu et ainsi lui-même resterait effectivement au pouvoir. Ils s’accordèrent aussi pour dire qu’il serait bénéfique si les principaux leaders congolais y compris Bomboko et Mobutu pouvait soutenir la déclaration de Kasa-Vubu. Apparemment, le Département d’Etat était confiant du fait qu’il pouvait ainsi  contrôler des actions de Mobutu et les autres figures congolaises en les manipulant à souhait. Au cours des mois qui suivirent, il eut beaucoup d’occasions où l’arrogante assurance de Washington se brisa contre des imprévus de la scène politique de Léopoldville. Dans ce cas, cependant, le cours des événements semble avoir suivi de près le scénario américain.

            Le 26 septembre le jour que « Joe de Paris de Paris » est arrivé à Léopoldville, Timberlake rencontra Kasa-Vubu et Ileo qui écoutèrent avidement ses recommandations  qu’ils semblaient très préoccupés d’appliquer. Ils se mirent d’accord pour faire venir Mobutu immédiatement afin de l’encourager à prendre les actions nécessaires. Pour sa part, Timberlake promit de parler à Mobutu un peu plus tard le même jour. Trois jours plus tard, Kasa-Vubu reçut solennellement la prestation de serment des Commissaires généraux. Mobutu fit une déclaration par laquelle il blâmait le président congolais et lui rappelait qu’il avait été neutralisé et par conséquent Qu4il n’avait rien avoir avec l’organisation de la cérémonie. Timberlake légèrement exaspéré indique au Département d’Etat qu’il était difficile de comprendre pourquoi Mobutu avait trouvé qu’il était nécessaire de faire cette déclaration, mais il ajouta que Mario Cardoso, l’un des jeunes commissaires, lui avait confié ce n’était rien de plus si non un effort de la part du colonel pour montrer sa neutralité entre les différentes factions politiques et que Kasa-Vubu était au courant bien avant que la déclaration ne soit faite. Timberlake accepta cette explication. Il tira la conclusion en disant : ceci pourrait paraître comme un exercice de sémantique, mais c’est la manière dont fonctionne l’esprit du colonel, cela malgré le fait qu’en réalité il travaille de très près avec Kasa-Vubu.

Maintenant que Kasa-Vubu avait installé un gouvernement en règle Timberlake l’encouragea de passer au stade suivant en ordonnant l’arrestation de Lumumba. Il savait que quelques semaines auparavant les soldats ghanéens de l’ONU avaient refusé l’accès aux militaires qui avaient essayé d’arrêter Lumumba sous prétexte qu’ils ne disposaient pas d’un mandat d’arrêt en bonne et due forme. Mais ce refus avait été critiqué par les officiels de l’ONU qui le considéraient comme une action unilatérale ghanéenne, laquelle ne reflétait pas la politique de l’ONU

            Timberlake continua à orienter ses actions dans l’hypothèse selon laquelle les Nations Unies accompagneraient un mandat d’arrêt en bonne règle pour l’arrestation de Lumumba.

            Il informa Kasa-Vubu que tout ce qu’il avait à faire était d’informer Dayal et lui demander de faire escorter l’équipe d’arrestation  par un officiel de l’ONU.  De cette façon, la garde onusienne de Lumumba se rendrait compte que tout était fait en bonne règle.

            Il fit savoir qu’en respectant cette procédure, les militaires de Kasa-Vubu ne rencontreraient aucune résistance de la part des gardes de l’ONU.

            Evidemment, il se révéla plus que Timberlake s’était drôlement trompé. Ses évaluations par trop optimistes sur la position de l’ONU, c’était uniquement fondé sur l’attitude de Hammarskjöld avant qu’il n’ait commencé à sentir les effets du discours de troïka prononcé par Kroutchev. Le Secrétaire général avait d’abord félicité le limogeage de Lumumba par Kasa-Vubu et le considéra comme légal. Mais le Secrétaire général n’a pas soutenu cette position longtemps. Attaqué par les Russes et fortement secoué par la pression afro-asiatique,  il revint graduellement à la position que son représentant spécial avait soutenue dès le départ.

            Le diplomate indien était convaincu qu’il serait impossible de trouver une solution à la crise congolaise sans la participation de Lumumba, pour ce dossier n’avait aucun intérêt personnel  ni pour Lumumba en tant qu’individu, ni pour Kasa-Vubu, Ileo, Mobutu ou les Commissaires. Mais il était convaincu que les Nations Unies devaient traiter toutes ces personnes sur base des principes strictement légaux et qu’elles (Nations Unies) ne devaient pas tolérer  les actions extraconstitutionnelles. Lesquelles n’étaient que le résultat de l’interférence occidentale dans un Etat nouvellement indépendant. C’est pour cette raison, qu’il était en désaccord avec le point de vue de Cordier. Dayal avait compris avant Hammarskjöld que tous les deux avaient besoin des pro-lumumbistes neutres. Il consolida donc son influence  en travaillant activement pour la réconciliation entre Lumumba et Kasa-Vubu.

            Bref, ni Hammarskjöld ni Dayal n’eurent le courage de traiter ouvertement Lumumba comme le Premier Ministre légal. Mais en même temps, ils refusèrent d’accepter le point de vue américain selon lequel Lumumba avait perdu tout droit de recours après sa révocation par Kasa-Vubu. Leur idée étant de garder Lumumba frais jusqu’au moment où les politiciens auraient eu le temps de régler leurs différends pour revenir à un gouvernement constitutionnel. Ce plan se présenta comme un coup dur à Timberlake qui pensait que les Nations Unies allaient encourager le nouveau gouvernement d’arrêter Lumumba. A sa grande consternation il se rendit compte qu’une ligne de conduite différente était déjà mise en application. Les forces des Nations Unies qui protégeaient Lumumba à sa résidence allaient s’opposer à son arrestation quelles que soient les circonstances. La crise atteignit le point de non-retour le 10 octobre. La veille Lumumba avait quitté sa résidence et circulait à Léopoldville en annonçant qu’il revenait au pouvoir. Il appelait le peuple à se joindre à lui pour chasser les troupes des Nations Unies du Congo.  Ironie du sort, Lumumba était escorté par les troupes des Nations Unies ghanéennes et marocaines. Comme il se déplaçait d’un bar à l’autre il était salué par des foules en liesse qui se battaient pour le toucher et l’appeler « sauveur ». Mobutu décida qu’il était temps d’arrêter ces excursions. Le lendemain il envoya ses troupes à la résidence de Lumumba avec un mandat pour son arrestation. Une fois de plus, les gardiens ghanéens leurs barrèrent la route. Lumumba, énervé par le coup de Mobutu, sortit sur son balcon et cria : « Je défis Mobutu pour un duel, qu’il choisisse ses armes et on verra qui est le plus fort ». Mobutu rétorqua en postant 300 militaires devant la résidence de Lumumba. En plus, il donna un ultimatum aux Nations Unies. Si  jusqu’à 15 heures le lendemain, ses troupes  n’étaient autorisé d’arrêter carrément Lumumba, elles le prendraient par la force. C’est ce moment que choisi Timberlake pour rentrer dans la scène. Il alla voire Dayal et leur appela que Bunche, Cordier et lui-même Dayal avaient convenu que les Nations Unies honoreraient un mandat légal pour l’arrestation de Lumumba. Il lui demanda si son point de vue à ce sujet avait changé. Dayal répondu qu’l n’y avait pas de changement sa position. Il précisa cependant que son conseiller lui avait dit que le mandat … n’était pays valable étant donné qu’il était signé par un commissaire dont le statut légal n’était pas reconnu par les Nations Unies. Pour lui, l’arrestation de Lumumba n’était pas la meilleure solution à la crise congolaise, mais plutôt une supercherie pour l’assassiner.

            Qui plus est, cela provoquerait une déchirure fort dommageable au sein du groupe afro-asiatique dont le soutien collectif était indispensable pour une solution à la crise congolaise.  Dayal demanda à Timberlake d’user de toute son influence auprès de Bomboko, le chef du collège des commissaires afin de le persuader de laisser tomber la requête pour l’arrestation de Lumumba et d’œuvrer  plutôt  pour une solution pacifique. Timberlake rétorqua que n’importe quelle solution visant à remettre Lumumba au gouvernement provoquerait plus de problèmes que n’en résoudrait même si au départ, il n’était pas Premier ministre il était tout à fait capable réaffirmer son leadership et remonter au premier plan.

            Il compliquerait la tâche des Nations Unies comme il a fait tout au début de la crise avant l’arrivée de Dayal à Léopoldville. Dayal n’était pas du tout touché par cette argumentation. Aussi insista-t-il auprès de Timberlake pour que ce dernier use de son influence sur Bomboko. Timberlake alla alors assister à une réunion des chefs de mission diplomatique convoquée par Bomboko. Ce dernier expliqua que Lumumba présentait une menace dangereuse à la paix et à l’ordre surtout après sa dernière sortie. Plusieurs de ses supporters  avaient été arrêtés distribuant argent et armes dans le but d’inciter la population à le remettre au pouvoir. Bomboko rassura aux diplomates que Lumumba ne connaîtrait aucune violence physique, il serait jugé correctement et en toute légalité. Il lui serait même autorisé des avocats étrangers au cas où il décidait de se défendre. Timberlake prévint Bomboko qu’il commettrait une erreur grave s’il autorisait les 300 soldats installés devant la résidence de Lumumba à prendre l’assaut la maison en vue d’arrêter Lumumba. Il lui expliqua que cela constituerait un défi direct aux Nations Unies avec toutes les implications quant à la réputation du Congo à l’étranger. Au même moment, dans son rapport à Washington, Timberlak faisait des recommandations pour soutenir la position de Bomboko qui disait notamment : « Je ne vois aucun argument raisonnable quant au refus des Nations Unies d’honorer le mandat d’arrêt qui a l’air tout à fait légal. Pour terminer, il n’émettait un commentaire personnel qui se révéla être le coup d’envoi de toute une campagne de dénigrement à l’endroit de Dayal.

            Alors que Dayal est un ami de longue date, 12 ans, un homme des principes et de grandes dévotions à la cause de la paix, j’ai cependant l’impression qu’il ne comprend pas très bien le fond de divisions au sein du groupe afro-asiatique.

            Dans sa conclusion, Timberlake notait que Dayal aurait besoin d’instructions spécifiques de la part du Secrétaire général avant de changer sa politique et d’accepter l’arrestation de Lumumba. Mais le Secrétaire général n’était pas pressé de donner ce genre d’instructions. Il envoya ce câble à Dayal : « Je soutien fermement votre position concernant un mandat légalement valide et la protection de Lumumba par les Nations Unies contre les actions politiques de violence…

            Lorsqu’à New York, les diplomates américains demandèrent à Wieschloft de leur livrer ses impressions, il parla d’abord de l’immunité parlementaire de Lumumba pour admettre après que ce n’était qu’une échappatoire. Le véritable problème était que le Secrétaire général  devait faire très attention pour ne pas donner l’impression qu’il cherchait la tête de Lumumba. »

            En date du 11 octobre, Dayal rejette l’ultimatum du gouvernement congolais immédiatement après, Bomboko téléphone à Timberlake pour lui dire qu’il était prêt à exécuter l’ultimatum et qu’il allait donner les instructions pour prendre Lumumba par force. Timberlake lui a rétorqué qu’il commettrait la plus grave erreur en agissant ainsi. Bomboko l’informa qu’il allait consulter afin de prolonger l’ultimatum de 24 heures.  Timberlake exhorta Bomboko à ne plus donner d’autres ultimatums mais de faire plutôt une déclaration selon laquelle que son gouvernement avait décidé de ne plus prendre Lumumba par la force en vue d’éviter tout épisode de sang.

            Ce soir-là Mobutu et Bomboko appelèrent Timberlake pour l’informer  que leurs instructions pour prendre Lumumba et qu’elles ne pourraient plus être retenues davantage.

            Timberlake les supplia pour qu’ils attendent jusqu’à ce qu’il reçoive la réponse de Washington. Le jour suivant Timberlake informa le Département d’Etat que la situation était très grave.

            Il y avait environ mille soldats congolais autour  de la maison de Lumumba qui était par ailleurs gardée par les troupes ghanéennes, soudanaises, marocaines, tunisiennes des Nations-Unies.

            Le message continuait en ces termes : j’ai le pressentiment qu’aujourd’hui il sera fait usage de la force à moins que les Nations-Unies autorisent l’exécution pacifique du mandat. Il continue : si jamais les troupes congolaises essayaient d’entrer dans la maison par la force, c’est évident que le bénéficiaire de la prime d’assurance vie de Lumumba sera en droit de la toucher le plus rapidement possible. Timberlake explique qu’il avait travaillé nuit et jour pour éviter une solution violente.

            Alors que jusqu’à ce point il avait réussi à maîtriser la situation, il sentait maintenant qu’il ne pouvait plus longtemps contenir la pression à moins qu’il ait un signal de Washington ou de New York indiquant que les Nations-Unies étaient prêtes à les autoriser à arrêter Lumumba.

            Les responsables du Département d’Etat avaient compris qu’il sera impossible de convaincre Hammarskjöld à se dédire sur ce problème. Ils trouvèrent plutôt un compromis qui éviterait à Mobutu et Bomboko de perdre la face et de ne pas provoquer inutilement l’effusion de sang. Ils suggèrent que les Nations-Unies déplacent Lumumba de la résidence officielle à un autre endroit où elles pouvaient continuer à lui assurer la protection. Au matin du 13 octobre Timberlake appela Bomboko et lui développa les avantages que présentait le nouveau plan. Il suggéra que le gouvernement congolais pouvait continuer à entourer la résidence de Lumumba avec des militaires et que son téléphone pouvait être coupé. D’après lui, il pensait que l’isolement physique de Lumumba signifierait sa mort politique.

            Bomboko semblait satisfait par cette idée et il informa Timberlake que lui et ses collègues avaient abandonné l’idée de « Prendre Lumumba par la force ». L’ambassadeur tirait la conclusion selon laquelle l’intervention discrète de l’ambassade auprès de Kasa-Vubu, Mobutu et Bomboko avait été un facteur important dans leur prise de décision.

            Le jour suivant Mobutu célébrait son 30ème anniversaire en diminuant l’effectif de ses troupes à la résidence de Lumumba. En fait les différends autour de l’arrestation Lumumba se terminèrent en queue de poisson. Les supporters de Lumumba n’étaient pas plus satisfaits que les Américains malgré le fait qu’il n’était pas arrêté, il était virtuellement coupé de contact avec le peuple de la cité et ses supporters politiques. Les Russes quant à eux considèrent qu’ »en fait Lumumba était aux arrêts ».

In Le Phare n° 153 du 15/07/1992

1 COMMENT

  1. 55 ANS APRES,LA RDC N’A PAS SON INDEPENDANCE.LE CONGO PAIE JUSQU’A NOS LE PRIX D’INGRATITUDE ENVERS LUMUMBA QUI LES AVAIT LIBERE DU COLONIALISME.

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