Combat contre la prolifération et le mauvais usage des ALPC

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Dans le souci de lutter contre la prolifération et le mauvais usage des armes légères et de petit calibre qui constituent le socle de la violence armée à travers le monde entier, particulièrement en RDC, l’ONG  Réseau d’action internationale sur les armes légères (IANSA), en collaboration avec la société civile, Femmes des médias pour la justice au Congo (FMJC), le Pnud et d’autre structures, a procédé hier lundi 11 juin 2012  au lancement  officielle de la semaine mondiale d’action contre la violence armée. Cette semaine va se clôturer le  jeudi 17 juin 2012. La série d’activités organisées est une occasion d’élargir et de renforcer les plaidoyers, échanger et partager les connaissances sur les processus de réponse à la violence armée et de sensibiliser la population à s’impliquer davantage dans le processus de dénonciation et de lutte contre la circulation incontrôlée des armes légères et de petit calibre (ALPC) en vue de favoriser l’accès à des initiatives de développement durable.
 On tient  à préciser que cette structure étatique œuvre sur 5 sites de la RDC.  A part Kinshasa, il y a la Province Orientale, le Nord et Sud kivu, l’Equateur et le Bandundu.
Au cours de cette cérémonie, trois orateurs ont expliqué l’importance de ces assises. Il s’agit de Kenneth Enim Ampi, coordonnatrice nationale de l’ONG FMJC, du colonel Kalaly Benoît, ainsi que le directeur de la logistique.
En  ce qui concerne la première intervention de Kenneth Elim Ampi,  une étude menée en 2009  par le Pnud, et autres réseaux œuvrant dans la  lutte contre la violence armée, sur la perception des ALPC en RDC dans 5 territoires de l’Est fait état de 300 mille  armes détenues illégalement par des civils. Cela implique que la violence armée est d’actualité au Congo. Elle a soutenu que chaque année des milliers de Congolais meurent suite à l’impact négatif de la violence due au mauvais usage des ALPC ainsi que de leurs munitions. Pour cette raison, la coordonnatrice de FMJC a lancé un appel aux autorités congolaises pour la ratification de la  convention, l’adoption de la loi et à l’application effective de ces deux instruments juridiques en RDC.
 
Pour sa part, le colonel Kalaly Kause Benoît, a axé son intervention sur le fonctionnement des ALPC et la commission nationale de contrôle des armes (ANC). Il a indiqué que c’est une structure de concertation et de coordination au niveau ministériel et de partenariat international. Elle est placée sous le contrôle de tous les ministères de la RDC et de deux délégués de la société civile. Il y a aussi comme membres  de droit des ambassadeurs.
Dernier à prendre la parole, le directeur chargé des relations internationales au ministère des Affaires étrangères a encouragé les efforts des organisations de la société civile pour cette initiation qui vise à trouver des solutions pour mettre fin à toutes sortes de violence qui dérange la dignité de l’être humain.
 
Muriel Kadima et Makobo, Keke (Stg/Ifasic) 

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