Le colonel Amundala tué par des bandits

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La redoutable pègre kinoise a repris du service, le week-end passé, dans la commune de Selembao. Et ce, après une saison morte où l’on avait enregistré une sorte d’accalmie. Même si le seuil de criminalité zéro n’existe pas dans une grande ville comme Kinshasa, les brigands ont décidé de marquer leur retour et le début de la grande saison criminelle de fin de l’année, en frappant un grand coup dans le quartier Camping, de cette mairie.

Parmi les victimes ciblées par ces malfaiteurs, une grande figure. Un officier supérieur des FARDC, le colonel Amundala Moussa.

En attaquant cet officier supérieur à son domicile, la pègre kinoise qui avait abattu dans le temps, un membre de la Haute cour militaire, en la personne du général Bikweto, ne semble reculer devant aucune institution, ni aucune personnalité. Elle agit sans crainte d’être traquée, banalisant certainement des poursuites judiciaires et même les condamnations par les juridictions militaires. 

            Tout a commencé, raconte aujourd’hui un habitant du quartier, par une fusillade au beau milieu de la nuit du dimanche 26 octobre 2014. Pendant que l’on s’interrogeait sur les raisons de ces quelques tirs, des pleurs fusaient sur avenue Kandolo n°2. Les voisins de cette parcelle, qui ont accouru sur les lieux pour s’enquérir de cet incident, ont découvert des minutes plus tard que le colonel Amundala Moussa venait d’être tué par des malfaiteurs. Ce qui leur a arraché des larmes.

D’autres habitants encore sous le choc, ont laissé entendre qu’ils avaient aperçu vers 2 H du matin, un groupe de malfaiteurs armés dont ils n’ont pas pu bien identifier la tenue, traînailler longtemps devant la parcelle de leur victime. Après leur irruption, les voisins ont alors entendu des coups de feu et sont vite allés aux nouvelles.

Les FARDC de nouveau endeuillées par les membres de la pègre

            Dans sa maison, la victime criblée des balles et inanimée, baignait dans son sang. Il était mort. Dans cette partie de la ville, on le sait, ces tirs sporadiques entendus très tard la nuit, signalent généralement un cas de criminalité.

            En effet, sur avenue Kandolo n°2, on a fini par réaliser qu’un groupe de malfaiteurs avait fait irruption à cette adresse. Surpris dans son sommeil, le colonel Amundala n’a pas eu le temps d’organiser sa défense contre cette agression. Il a peut-être eu le temps de constater que des bandits se retrouvaient dans sa chambre à coucher et l’ont braqué. Ils lui ont exigé un gros butin. Faute de les satisfaire, l’officier supérieur des Fardc a probablement cédé toutes ses économies. Mais était-ce assez pour ces inciviques sans foi ni loi ?

On ne sait pas ce qui s’est passé par la suite, dans cette maison où les bandits étaient maîtres de la situation. On a tout simplement entendu une fusillade et puis, plus rien, à part les pleurs des premiers témoins.

            Une fois de plus, la pègre kinoise continue à défier la Police nationale congolaise. Car, comment comprendre qu’après que le commissaire provincial ait présenté à la presse, à trois reprises, des bandits qui avaient semé la mort et la désolation dans la ville de Kinshasa, l’on puisse assister à un regain de criminalité ?

Le meurtre ou l’assassinat du colonel Amundala Moussa constaté dimanche 26 octobre 2014, a suscité un vent d’indignation générale dans les rangs des Fardc et les milieux de la présidence de la république. Depuis le 26 octobre, la Police nationale congolaise est en alerte maximale. L’on croit savoir que les unités chargées des enquêtes criminelles ont été déployées à travers toute la ville de Kinshasa, afin de retrouver les traces de ces bandits armés qui ont franchi le rubicon, en s’attaquant aux officiers supérieurs des Fardc.

            L’opinion bouleversée par cette affaire criminelle, espère qu’une grande enquête sera menée pour tenter d’élucider les mobiles de ce meurtre qui s’apparente plutôt à un crime perpétré pour effacer les traces. Qui sont ces malfaiteurs non identifiés ? Pourquoi après avoir arraché les économies du colonel, l’ont-ils tué ?

            Voilà des questions qui attendent des réponses.

J.R.T. 

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