Collectif 24 : nouveau plaidoyer pour le Droit d’Accès à l’Information

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16298922_1258387407574552_7157104237990847034_nDes organisations de la société civile et structures d’accompagnement des médias trouvent impérieux  que la Rd Congo soit rapidement dotée d’une loi qui garantisse le droit d’accès à l’information. Elles ne cessent de marteler qu’il n’y a pas de bonne gouvernance sans l’accès de tous à l’information. C’est pourquoi  le Collectif 24, une plate-forme des organisations de la société civile congolaise, tient depuis hier jeudi 26 janvier 2017 au CEPAS, un colloque national sur le Droit d’Accès à l’Information. Le thème exploité est : « Droit d’Accès à l’Information et la liberté d’expression dans la société de l’information pour une participation citoyenne en RDC ». 
 
Selon Henri Christin Longendja, secrétaire exécutif du Collectif 24, l’objectif de ces échanges est de conscientiser tout le monde sur le bien-fondé de  cette loi, encore en souffrance au niveau du Sénat. L’orateur a profité de l’occasion pour attirer l’attention des animateurs des institutions de la République, dont le Parlement,  sur la nécessité de doter le pays de cette loi qui présente, entre autres avantages, de favoriser la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques. Ladite loi servira d’outil très efficace  de lutte contre la corruption, comme cela se passe dans les pays d’Afrique ayant déjà adopté cette législation  et qui sont actuellement les mieux  cotés en matière de gouvernance. 
Contrairement à certaines personnes qui estiment que cette loi ne concerne que la presse, Henri Crispin Longendja  a fait remarquer que l’accès à l’information  constitue un droit universel qui concerne tout le monde, sans distinction de rang social. En réalité, dans une société démocratique, cette loi est le moyen pratique, effectif et légitime permettant aux citoyens de contrôler l’action du gouvernement et de savoir pourquoi, par qui et comment les décisions publiques, à tous les échelons de l’Etat, sont prises et mises en oeuvre.
            Par ailleurs, le secrétaire exécutif du Collectif 24 a indiqué que le thème retenu pour ces discussions qui prendront fin aujourd’hui vendredi 27 janvier,  ramasse toutes les questions concernant cette loi. On rappelle qu’hier jeudi 26 janvier, plusieurs sous-thèmes ont été exploités. Ces matières ont été présentées respectivement par le professeur Espérance Bayedila, un représentant du président national du Conseil National des Droits de l’Homme(CNDH), un représentant de l’UNPC (Union Nationale de la Presse Congolaise), etc.
            On retient de toutes ces interventions que l’adoption et la promulgation  de cette loi devraiert, entre autres choses, favoriser le renforcement des mécanismes légaux et réglementaires mis en place depuis 2001 pour lutter contre la corruption et promouvoir  la recherche scientifique, eu égard aux multiples défis que l’élite congolaise est appelée à relever en termes de reconstruction et de développement du pays.  Par ailleurs, la loi d’accès à l’information va promouvoir le journalisme d’investigation, rendre possible la jouissance des droits civils, politiques, économiques et socioculturels, améliorer la gouvernance et la transparence.
 
Comment procéder pour demander une information ?
 
            Les orateurs ont indiqué que la communication d’une information suppose une demande clairement motivée.  Elle peut être écrite ou orale. Il faut premièrement identifier convenablement le problème et formuler la demande le plus clairement et précisément possible.  Ensuite, indiquer au service détenteur de l’information dans quelles conditions l’on souhaite qu’ait lieu la communication du document demandé et lui faire comprendre que cette démarche n’a pas pour objectif de perturber le fonctionnement  du service public. 
            Par ailleurs, les orateurs ont insisté sur le fait que certaines informations peuvent être refusées au public. En effet,  les restrictions au droit d’accès à l’information ne sont admises que lorsqu’il s’agit de la sécurité et de la défense nationale, de la conduite de la politique extérieure du pays,  des données liées à la vie privée des tiers, etc.
Perside DIAWAKU