Cohydro victime d’une escroquerie

0
180

Station-cohydro-palais-du-peupleSelon une transaction aux contours jusque-là très flous, la firme LTI (Labohlano Trading Investiment (LTI), que l’on dit être sud-africaine, devait livrer, à compter de la première semaine de ce mois d’octobre 2013, de l’essence et du gasoil à La Congolaise des Hydrocarbures (Cohydro). On laisse entendre que pour convaincre des représentants de cette société congolaise du sérieux de LTI, une déclaration écrite en français et attribuée à l’ambassade d’Afrique du Sud à Kinshasa aurait attesté que le nommé Masingi Themba Cornelius serait un sujet  sud-africain.

 C’est sur base de ce document établi au mois de septembre 2013, lequel allait se révéler plus tard comme étant un faux, que la Cohydro aurait entrepris des formalités administratives auprès des banques, ce qui lui aurait fait perdre 10.050.000 Usd. Selon des sources proches de l’ambassade sud-africaine à Kinshasa, tous les documents consulaires sont libellés en anglais. Aucun n’est établi en langue française. En outre, les taches de cette mission diplomatique sont clairement définies, à savoir la représentation de l’Afrique du Sud en RDCongo, le traitement des problèmes d’Etat à Etat et ceux liés à la protection des citoyens sud-africains avec le ministère des Affaires Etrangères. Il est précisé qu’en ce qui concerne les problèmes d’Etat à Etat, l’ambassade se réfère au préalable  à son gouvernement avant de lever une quelconque option. Pour ce qui est de la protection des sujets sud-africains, elle attend d’être saisie par les plaintes des victimes.

L’Ambassade d’Afrique du Sud à Kinshasa, souligne-t-on, ignore l’existence d’une quelconque relation d’affaires entre LTI et Cohydro. Par conséquent, elle ne peut être tenue pour responsable du non respect, par LTI, de ses engagements vis-à-vis de la Cohydro. Par ailleurs, la « déclaration » évoquée ci-haut ne concerne pas la violation des droits d’un sujet sud-africain en RDCongo.

Bref, si les stations-services de la Cohydro connaissent des perturbations dans les fournitures en carburants depuis cinq mois, ses responsables devraient s’en prendre à la personne qui s’est fait passer, sur la base d’un faux, pour un émissaire de Labohlano Trading Corporation. Si Cohydro a perdu plus de dix millions de dollars américains, il serait plus juste de parler d’une escroquerie. Dans ce cas, il faudrait demander des éclaircissements à Masingi Themba Cornelius.

L’affaire appelle vraisemblablement des investigations approfondies pour comprendre de quoi elle retourne exactement. Mais, à première vue, l’éclairage de l’Ambassade d’Afrique du Sud à Kinshasa incite à orienter les recherches vers des pistes non diplomatiques.                                            Kimp

LEAVE A REPLY

*