CNSA : Minaku en appelle au vote rapide de la loi organique

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« Notre appel ainsi qu’on avait fait en amont, ce qu’il faut rapidement une loi portant organisation et fonctionnement du CNSA ».

La déclaration est du président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku. Il l’a faite en réponse à la question des journalistes à l’issue de la désignation par consensus de Joseph Olenghankoy comme président du Conseil National de Suivi de l’Accord et  du processus électoral, CNSA.

On rappelle que cette réunion des délégués des composantes au dialogue politique, tenue en la salle des banquets du Palais du peuple le samedi 22 juillet, qui a abouti à la désignation du président du CNSA a été co-présidée par les présidents des deux chambres législatives, Aubin Minaku et Léon Kengo, sur demande expresse du chef de l’Etat.

Selon le speaker de la Chambre basse, il y a nécessité de procéder en toute dilegence au vote de la loi organique afin de permettre au CNSA d’appuyer le processus électoral, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre. Pour ce faire, il invite le gouvernement à envoyer à l’Assemblée nationale la proposition de loi sur le CNSA qui lui avait été transmise pour observation, afin de permettre aux organes délibérants de la voter en priorité à la session de septembre 2017.

Par ailleurs, sur les 28 membres appelés à siéger au sein du CNSA d’après ce qui a été convenu dans l’Accord du 31 décembre 2016, les 22 ayant pris part à cette réunion ont été validés.

Désormais la balle dans le camp d’Olenghankoy et Cie

«Nous avons accompli le service qui nous a été demandé, non comme des
décideurs, mais de simples facilitateurs », c’est la réaction du
président de l’Assemblée nationale après la désignation de Joseph
Olenghankoy à la présidence du Conseil national de suivi de l’accord.
Une façon de dire que lui et son homologue Léon Kengo du Sénat à qui
le chef de l’Etat avait confié une mission spéciale, venaient de la
remplir avec satisfaction. Car, les postes qui restent à compléter
tant au niveau du bureau que de l’assemblée plénière relèvent
désormais de la responsabilité de ceux qui ont la charge de piloter
cette structure d’appui à la démocratie.
Cependant, il a tenu à préciser à l’intention de tous que le CNSA qui
est une structure capitale pour le suivi du processus électoral, ne
remplace pas le parlement. Il est plutôt une institution d’appui à la
démocratie chargée de veiller au respect de l’Accord par tous les
acteurs publics, et au suivi de sa mise en œuvre pour garantir
l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées.
Pour rappel, c’est J. Olenghankoy qui a été désigné par consensus
pour diriger le bureau du CNSA. Il sera secondé par 3 vice-présidents
dont le premier issu de la Majorité en la personne de Lumanu Adolphe.
Quant aux deux postes qui devraient échoir respectivement à Vital
Kamerhe et à un délégué du Front pour le Respect de la Constitution et
MLC, les concernés ont observé une fin de non recevoir.
Le poste de rapporteur revient à la société civile dont on attend le
délégué ou représentant cette semaine. Celui de questeur reviendra
encore au Rassemblement/Kasa-Vubu.
Dom