Le CNSA d’Olengha : une coquille vide !

0
153

Mis sur pied le samedi 22 juillet 2017 sur fond d’une vive
contestation interne entre opposants signataires, le 27 avril 2017, de
l’Arrangement Particulier revu et corrigé de la Majorité
Présidentielle, le Conseil National de Suivi de l’Accord du 31
décembre, piloté par le très contesté et controversé Joseph
Olenghankoy, s’apparente désormais à une coquille vide. En effet,
l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) de Vital Kamerhe, et le FRC
(Front pour le Respect de la Constitution) composé du MLC (Mouvement
de Libération du Congo) de Jean –Pierre Bemba et ses alliés, ont fait
volte-face respectivement le samedi 22 juillet, quelques heures
seulement après la messe noire du Palais du Peuple, et 48 heures
après.
Au jour d’aujourd’hui, la manœuvre d’isolement du Rassemblement des
Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement du tandem Félix
Tshisekedi et Pierre Lumbi, vient de se retourner contre les
architectes du sabordage de l’Accord du 31 décembre 2016. Comme par
hasard, les alliés conjoncturels de la Majorité Présidentielle, qui
escomptaient décrocher le poste juteux de président du CNSA, viennent
de constater, sur le tard, avoir été roulés dans la farine.
Le constat à faire, à ce stade, est que sans la participation du
Rassemblement, de l’Union pour la Nation Congolaise et du Front pour
le Respect de la Constitution, ainsi que de la Société civile non
signataire de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine, cette
institution transitionnelle qui devait assurer le suivi du processus
électoral et marquer la CENI à la culotte, s’apparente bel et bien à
une coquille vide. A moins d’une nouvelle et flagrante tricherie de la
part de la MP, il ne peut pas fonctionner dans sa configuration
actuelle.

Vers une « Union Sacrée » de fait ?

Comme par hasard, les coups de colère de l’UNC et du FRC s’articulent
autour du non respect de l’esprit et de la lettre de l’Accord du 31
décembre 2016 en ce qui concerne les modalités de désignation du
président de cette nouvelle institution d’appui à la démocratie et du
respect des délais convenus dans le même compromis politique au sujet
de la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et
provinciales.
On pourrait croire, à s’y méprendre, que le parti de Vital Kamerhe et
le regroupement politique piloté par Eve Bazaiba seraient
instrumentalisés par le Rassemblement de Félix Tshisekedi et Pierre
Lumbi, qui avait déjà fait savoir, en son temps, qu’il ne sentait
nullement concerné par le gouvernement et le Conseil National de Suivi
de la Transition constitués sur la base des violations fragrantes de
l’Accord de la Saint Sylvestre. Et le samedi 22 juillet, au terme de
son Conclave, cette méga plate-forme politique a réitéré son refus de
cautionner une énième prolongation du second et dernier mandat de
l’actuel Chef de l’Etat et réaffirmé sa détermination d’obtenir, par
des manifestations pacifiques s’il le faut, la tenue des scrutins
présidentiel, législatifs nationaux et provinciaux au plus tard le 31
décembre 2017, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre.
Les observateurs notent qu’une nouvelle alliance non écrite s’est
invitée au schéma préétabli du passage en force de la Majorité
Présidentielle vers un second « glissement » du calendrier électoral.
C’est le lieu d’exhorter les leaders du Rassemblement, de l’Union pour
la Nation Congolaise et du Front pour le Respect de la Constitution à
réfléchir à un nouveau front commun, à l’image de celui piloté par le
regretté Etienne Tshisekedi. On se souvient qu’à l’occasion du
Dialogue du Centre Interdiocésain, une large frange de l’Opposition et
de la Société civile avaient réussi à faire plier le pouvoir en place
pour obtenir une transition de douze mois, la tenue des élections au
plus tard le 31 décembre 2017, la direction du gouvernement de
transition et du Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint
Sylvestre par le Rassemblement, la disqualification de Kabila comme
candidat à sa propre succession, le principe de la non révision de la
Constitution pendant la transition, la révision du fichier électoral
au plus tard le 31 juillet 2017, etc.
Kimp