CMSK : les travailleurs retrouvent le sourire !

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Cadres et agents de la Compagnie Minière du Sud-Katanga (CMSK), habités jusque là par le désespoir à la suite de la menace de spoliation, par la Gécamines, des 60 % des parts de l’EGMF (Entreprise Générale Malta Forrest) au sein de leur société, viennent de retrouver le sourire. Manifestement, la menace de mise à mort lente mais irrévocable de la CMSK, au cas où l’EGMF était effectivement éjectée de l’actionnariat de cette firme dans des circonstances floues, s’éloigne.

Personne n’ignore, au Katanga comme à Kinshasa, l’énorme poids financier, logistique, technique et social de l’Entreprise Générale Malta Forrest dans la survie et le développement de CMSK, depuis sa création en 2004, grâce un partenariat réservant 60 % des parts à l’EGMF et 40 à la Gécamines. Le Groupe Forrest est donc, comme on peut le constater, majoritaire dans l’actionnariat. Et, à ce titre, son éventuel retrait forcé du capital de CMSK serait lourd de conséquence.
Aussi, dès que la nouvelle de la rencontre, le mardi 27 novembre 2011, entre l’Intersyndicale du Katanga et la haute direction de l’EGMF, représentée par deux des ses managers, à savoir Malta David Forrest et Jean-Pierre Kongolo, a fait le tour de Lubumbashi, c’était l’euphorie au sein du personnel de CMSK et des membres de leurs familles.

L’information qui a le plus réjoui les travailleurs de cette société minière, c’est celle ayant fait état de la suite favorable donnée spontanément par le staff de l’EGMF à la proposition de la solution négociée préconisée par l’Intersyndicale du Katanga, en vue du règlement du différent l’opposant à la Gécamines. D’aucuns craignaient de Malta David Forrest et Jean-Pierre Kongolo une position radicale, allant dans le sens du maintien de l’option du choc frontal contre la Gécamines, sur pied des prescrits des statuts de CMSK qui disposent que dans l’hypothèse d’un désaccord entre parties, entendez Gécamines et EGMF, c’est la Chambre de Commerce Internationale de Paris qui devait trancher.

En dépit de la plainte qu’elle avait déposée contre la Gécamines auprès de cette juridiction internationale et de l’action téméraire articulée contre elle par son adversaire au niveau du Tribunal de Commerce de Lubumbashi, l’EGMF a accepté de privilégier la voie du dialogue, tel que recommandé par le banc syndical provincial. Jusqu’à preuve du contraire, la haute direction de l’Entreprise Générale Malta Forrest s’en tient à la parole donnée aux membres de l’Intersyndicale du Katanga. Toutefois, elle attend que la Gécamines lui renvoie l’ascenseur, afin que le dialogue tant souhaité non seulement par les travailleurs mais aussi par les autorités politiques provinciales puisse prendre effectivement corps.

Pour les observateurs, il n’y a rien d’étonnant à l’agitation qui avait gagné les milieux des travailleurs de CMSK. Tous redoutaient, dans le bras de fer Gécamines-EGMF, une réaction épidermique de Malta David Forrest et Jean-Pierre Kongolo, laquelle pouvait se traduire par la suspension de leur soutien financier et technique à cette société, en attendant le dénouement des dossiers judiciaires ficelés par les deux protagonistes.
La large et conviviale concertation du mardi 27 septembre entre l’Intersyndicale du Katanga et le staff de l’Entreprise Générale Malta Forrest a rassuré les travailleurs de la Compagnie Minière du Sud-Katanga quant au maintien de leurs emplois et avantages sociaux, sans oublier les belles perspectives de développement et de diversification des activités minières et sociales, avec pour soubassement un projet d’injection de 250 millions de dollars américains dans le budget d’investissement.
Il est à espérer que le message d’espoir délivré par l’EGMF le mardi 27 septembre sera décrypté correctement du côté de la Gécamines, dans l’intérêt des filles et fils du Katanga.

Kimp

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