Clôture du 17ème sommet de Kinshasa : les pistes du COMESA pour sortir du système international d’échanges

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images (5)Les lampions du 17ème sommet du Marché commun de l’Afrique orientale et australe(COMESA) se sont éteints, hier jeudi 27 février 2014 à la Cité de l’Union Africaine (UA). Session ouverte le mercredi 26 février, parallèlement à la table ronde des conjoints des Chefs d’Etat et de gouvernement à l’hôtel Fleuve Congo, la cérémonie jumelée de clôture a eu lieu en présence de nombreux chefs d’Etat et personnalités étrangères qui ont répondu présent à l’invitation de Kinshasa. Parmi eux, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Robert Mugabe du Zimbabwe, Ismail Omar Guelleh de Djibouti, Michael Chilufia Sata de la Zambie, Joyce Banda du Malawi, Ikililou Dhoinine des Comores. Ils ont réfléchi deux jours durant à la matérialisation du thème « Consolider le commerce intra-Comesa à travers le développement des PME».

 Occasion pour le nouveau président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, Joseph Kabila,  de révéler que les échanges ont permis de faire le point sur le passé commun des pays membres et sur les étapes franchies dans la quête de l’intégration de leurs économies. Il a aussi été question d’examiner les défis qui persistent et d’adopter des dispositions permettant de se forger un chemin porteur de succès dans la nouvelle économie mondiale. Les pays africains, explique Joseph Kabila, visent à juste titre, l’émergence dans un horizon proche, condition indispensable à l’amélioration du niveau des vies des populations des pays membres et de leur place sur l’échiquier international.

            Il a rappelé qu’au cours des travaux, les participants ont relevé le fait que le COMESA est aujourd’hui l’un des instruments privilégiés de cette quête de l’unité, de l’efficacité économique et de l’amélioration des conditions d’existence de ses membres.

            Pour sortir du cercle vicieux dans lequel le système international d’échanges a enfermé les pays du COMESA, quatre conditions essentielles sont indispensables, fait savoir le Chef de l’Etat congolais. Il s’agit d’abord de la formation des hommes pour maîtriser la science, la technologie et l’innovation, facteurs essentiels du développement économique et social. Ensuite de l’exigence de paix et de sécurité. Troisièmement les infrastructures, sans lesquelles aucun véritable progrès ne pourrait être envisagé. Et en dernier lieu, l’industrialisation dont l’analyse démontre que le schéma actuel de l’exploitation des matières premières à l’état brut, ne conduira guère au développement escompté. « Il est donc urgent, estime Joseph Kabila, d’implanter des industries de transformation au sein des pays membres du COMESA pour la transformation, en vue d’accroître la valeur ajoutée des produits de base »

Joseph Kabila ajoute que faute d’expériences en matière de gestion des grandes structures industrielles et commerciale d’une part, et devant la difficulté de mobiliser des gros capitaux, la micro, petite ou moyenne entreprise, représente une voie plus appropriée pour les populations des pays membres du COMESA, d’entrer dans la culture d’entreprise et de tirer rapidement les dividendes de la mise en œuvre et la mise en valeur de leurs ressources naturelles.

Tshieke Bukasa

Kabila : «Le Comesa est aujourd’hui l’un des instruments de la quête de l’unité, de l’efficacité et de l’amélioration de nos conditions d’existence

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de

Gouvernement

Messieurs les Chefs de Délégation,

Distinguées Premières Dames

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités.

            Nous voici arrivés au terme des travaux du 17eme

Sommet du COMESA.

            Nos échanges ont permis de faire le point sur notre passé commun et sur les étapes franchies dans la quête de I’intégration de nos économies. Nous avons aussi examiné les défis qui persistent, et adopté les dispositions permettant de nous forger un chemin porteur de succès dans la nouvelle économie mondiale’

            Les pays africains visent, à juste titre, l’émergence dans un horizon proche, condition indispensable à I’amélioration des niveaux de vie de nos populations et de leur place sur l’échiquier international.

            Ainsi que nous I’avons relevé au cours de nos travaux, le COMESA est aujourd’hui I’un des instruments privilégiés de cette quête de I’unité, de I’efficacité économique et de I’amélioration de nos conditions d’existence. Bien plus, la construction en commun d’une œuvre d’enrichissement collectif, .dont les fruits sont partagés, est facteur de cohésion et de paix.

            Pour sortir du cercle vicieux dans lequel nous enferme le système international des échanges, nous avons mis le doigt sur quatre conditions essentielles :

            Premièrement, la formation des hommes pour maitriser la science, la technologie et I’innovation, facteurs essentiels du développement économique et social, un grand effort de formation dans les divers domaines de connaissance doit donc être engagé.

            Deuxièmement, I’exigence de paix et de sécurité : les efforts actuels de nos Gouvernements doivent être poursuivis pour déboucher sur une paix durable.

            Troisièmement, les infrastructures sans lesquelles aucun véritable progrès ne pourrait être envisagé. C’est pourquoi, nous avons réfléchi sur les possibilités de construire des grandes voies de communication et de renforcer leur interconnexion, de manière à faciliter la circulation des personnes, des biens et des services.

            Quatrièmement, I ‘industrialisation. L’analyse démontre que le schéma actuel de l’exploitation de nos matières premières à l’état brut ne nous conduira pas au développement escompté. Il est donc urgent d’implanter des industries de transformations dans nos pays respectifs pour accroître la valeur ajoutée de nos produits de base.

            En outre, pendant nos échanges, nous sommes revenus sur la nécessité d’un développement durable qui tienne compte de I’environnement, de l’économie et du social.

            Un accent particulier a été porté sur les questions du genre et de distribution d’une bonne justice.

Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de

Gouvernement,

Messieurs les Chefs de Délégation,

Distinguées Premières Dames,

Mesdames et Messieurs,

Le Sommet de Kinshasa a. eu pour .thème central :

« Consolidons le commerce intra-COMESA en développant les micros, petites et moyennes entreprises ». Nos échanges ont mis en évidence le rôle important que les PME/PMI doivent jouer dans le processus d’intégration pt d’enrichissement de la région.

            Qu’il s’agisse des structures de production, de distribution ou de service, par leur taille et leur flexibilité, les entreprises de ce type ont l’avantage d’être plus proches des populations. Elles s’intègrent mieux au sein des communautés, s’adaptent facilement à nos conditions socioculturelles et sont susceptibles de se diffuser plus rapidement dans nos pays qui doivent accroître significativement l’offre d’emplois.

            Faute d’expérience en matière de gestion des grandes structures industrielles et commerciales et devant la difficulté de mobiliser des gros capitaux, la micro, petite et moyenne entreprise représente une voie plus appropriée pour nos populations d’entrer dans la culture d’entreprise et de tirer rapidement les dividendes de la mise en valeur de nos ressources naturelles.

            S’agissant de ces ressources, nous avons convenu d’harmoniser nos stratégies au niveau de la région, de manière à en faire I’un des principaux leviers de la transformation socio-économique de nos pays.

            En priorisant la promotion des PME/PMI, il ne s’agit pas pour nous de limiter volontairement nos ambitions en termes de développement industriel, mais plutôt d’emprunter une voie d’accession progressive à la compétitivité.

Pour terminer, je voudrais féliciter chacun de vous pour I’assiduité dont vous avez fait preuve tout au long de nos travaux, et pour les résolutions importantes que nous venons d’adopter, traduisant ainsi notre détermination à contribuer efficacement à la concrétisation de I’unité africaine, par la paix et I’intégration économique.

            Au nom du peuple congolais et en mon nom personnel, je vous souhaite à tous un bon retour dans vos pays respectifs, avec I’espoir que vous garderez un bon souvenir de votre séjour en République Démocratique du Congo.

Je vous remercie.

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