Climat des affaires : le message passait mal…

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Avec le concours du Programme des Nations Unies pour le Développement, le ministre du Plan, Olivier Kamitatu, a organisé en son cabinet, le vendredi 30 juillet 2010, une séance de travail avec les ministres provinciaux de son secteur sur l’amélioration du climat des affaires en Rd Congo.

    Dans son mot introductif, il a expliqué pourquoi il a associé les ministres provinciaux dans le processus de l’amélioration du climat des affaires. « C’est pour alléger le processus de création des entreprises. » Il estime qu’il convient de remettre le secteur privé en confiance, car ce secteur est porteur de croissance et créateur d’emplois. Il a souligné le fait que l’atteinte du point d’achèvement des Pays pauvres très endettés (PPTE) doit être le point de départ décisif pour remettre le pays dans la voie du développement.

    Olivier Kamitatu a fait observer que la campagne de sensibilisation sur l’amélioration du climat des affaires a démontré que le message n’arrivait pas à la base. Or, il faut absolument faire participer le secteur privé à la création d’emplois et faire de lui un partenaire.

    Ensuite, Me Mumba a fait l’était des lieux au niveau du comité de pilotage de ce processus.  Elle a souligné le fait que l’atteinte du pont d’achèvement des PPTE va permettre au gouvernement de dégager de nouveaux espaces budgétaires. Les résultats escomptés de ce processus sont la réduction du coût d’enregistrement et des délais des entreprises ; la réduction du nombre des formalités, de procédure. La publication automatique en ligne diminue la durée de la création des entreprises. Me Mumba a signalé que l’exécution de deux feuilles de route n’a été que de 55% tout simplement parce que beaucoup de textes de lois sont en cours d’examen au parlement ou encore dans les circuits des ministères ou dans les commissions gouvernementales.

    La juriste a signalé quelques préoccupations au niveau des provinces et a parlé des tracasseries administratives, policières aux frontières ; la multiplicité des formalités à l’importation ; le conflit des compétences entre le pouvoir central et les provinces sur les impôts et taxes et la multiplicité des taxes ; le non respect du délai de 48 heures dans l’octroi du numéro d’identification nationale ; l’absence de financement de l’activité agricole ; la protection du petit commerce réservé aux Congolais…

    Indiquant quelques défis à relever, Me Mumba a parlé de la mise sur pied d’un guichet unique pour la création des entreprises, pour l’autorisation de bâtir et pour le commerce frontalier. La séance de travail s’est poursuivie ensuite à huis clos. A travers le ministère du Plan et certainement d’autres ministères, le gouvernement met les bouchées doubles pour améliorer le climat des affaires au pays.

Jean- René Bompolonga

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