Citoyenneté partagée : des jeunes sensibilisés sur leur rôle

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IMG_9359Des professionnels des médias  membres de l’ asbl    «Trophée modèle citoyen» ont organisé avec le concours du Réseau d’Organisations des Droits de l’Homme et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne (Rodhecic)  une conférence-débat   le samedi 2 août 2014 à l’intention des jeunes.  Axées sur la place des élections locales dans le développement du pays  et le civisme sécuritaire électoral, ces échanges ont eu lieu au Cepas.  Les organisateurs   ont associé le  Rodhecic à  ces échanges pour son expertise. Par ailleurs, ce réseau  a été primé lors de la première édition du «Trophée»  en question, a indiqué Nora Olondo, présidente de ladite asbl.   Cette association  qui est   une initiative   de la rédaction d’Antenne A élargie plus tard à plusieurs autres  médias, a  pour finalité de récompenser les hommes et structures qui militent pour l’émergence des valeurs citoyennes.

         En lançant cette série des conférences, a précisé Olondo, «notre motivation se situe dans notre conviction sur le rôle moteur censé jouer le citoyen dans le développement de son pays».

         «L’une des faiblesses de notre Etat provient du mode de transmission du pouvoir, laquelle  s’effectue des fois de manière violente, a-t- elle ajouté.

         Retenu comme intervenant, le secrétaire permanent du Rodhecic a relevé que les Congolais attachent une grande importance aux problèmes électoraux. C’est dans ce sens qu’ils s’intéressent aux élections locales. En 2006, a fait observer Paul Kabeya, cinq des onze scrutins ont été organisés par la CEI. En 2011, deux autres scrutins ont été organisés par la Ceni. Les élections locales ont été sacrifiées pendant ces deux cycles, a-t-il noté.                    La décentralisation a entre autres comme avantages de rapprocher les gouvernants des gouvernés. Au Bas-Congo, par exemple, le gouverneur et  les membres de l’assemblée provinciale ont déjà été élus et installés. Mais, ce n’est pas le cas pour les villes de Matadi et Boma où on a nommé les animateurs de ces entités.  Kabeya a épinglé le cas des bourgmestres qui ne résident pas dans les entités qu’ils administrent.  Quand  il y a des problèmes, les administrés voient surtout les autorités nationales en lieu et place des décideurs provinciaux. En RDC, a  indiqué le secrétaire permanent du Rodhecic,  il y a au moins 450 partis politiques  qui pour la plupart sont présents en milieu urbain et invisibles dans l’arrière pays.

         MokiliMatabishi, président de la Synergie des associations des jeunes pour l’éducation civique  électorale  (Sajecec),  s’est attardé sur le concept « civisme sécuritaire électoral ». A l’en croire, les membres de leur plate-forme expérimentent ce concept depuis  2008. Le Sud-Kivu a servi de ballon d’essai, a-t-il précisé.

Jean- Pierre Nkutu

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