CIRGL : lancement des certificats d’origine des minerais

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PHOTO FAMILLE PARLEMENTAIRES CIRGLOfficiels congolais et étrangers, activistes de la Société civile et experts des pays des Grands-lacs, ainsi que leurs partenaires sont réunis, depuis hier mardi 23 juillet 2013 au Grand Hôtel Kinshasa, dans un atelier sur la traçabilité et la certification des minerais, autour du thème « Etat des lieux, défis et perspectives ». L’ouverture présidée par le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a connu la participation de nombreuses personnalités œuvrant dans le secteur des mines telles que le coordonnateur national de la Conférence internationale de la région des Grands-Lacs( CIRGL), Baudouin Hamuli ; la directrice du département de la coopération internationale britannique, Franca Schwarz ; le directeur de la coopération allemande en RDC(GIZ), Dr Werner Petuelli ; de l’ambassadeur de l’Ouganda ; etc.

A en croire le ministre Kabwelulu, cette session a pour but d’évaluer le chemin parcouru depuis le Sommet spécial de Lusaka sur la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, tenu en décembre 2010. Au cours de cette rencontre, faudrait-il le rappeler, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays des Grands-Lacs avaient instruit les institutions compétentes de leurs pays respectifs de mettre en œuvre les six outils de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. Il s’agissait, entre autres, du mécanisme de certification régionale ; de l’harmonisation des législations nationales ; de la base des données régionales sur le flux des minerais ; de la formation du secteur minier artisanal ; de la promotion de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives(ITIE) ; le menace d’alerte précoce.

Concernant le mécanisme de certification, le ministre a rappelé qu’il avait pour but de mettre en place des chaînes responsables et durables des minerais libres de conflits dans et entre ces pays, afin de rompre le lien entre l’exploitation illégale des ressources minières et le financement des activités des groupes armés non étatiques qui commettent de graves violations des droits humains et des atrocités de tout genre dans notre espace.

Ainsi, a conclu le ministre, pendant deux jours, du 23 au 24 juillet 2013, les experts de ces pays ainsi que les partenaires réfléchissent sur les défis à relever et les décisions et recommandations concrètes pour que les minerais de la région soient réellement qualifiés des « minerais libres de conflits ».

Certificat de la CIRGL : ordre et légalité

            Pour sa part, lBaudouin Hamuli a salué l’aboutissement de cette démarche de la mise en place d’un certificat régional, appelé « certificat de la CIRGL ». Pour lui, c’est non seulement un moyen permettant d’imposer l’ordre et la légalité dans le processus de production, de commercialisation, et d’exportation des ressources minières, mais aussi de contribuer à la pacification et à la stabilisation régionale, en coupant le circuit d’approvisionnement en ressources des groupes maffieux qui « alimentent les guerres et les conflits armés dans la Région, et particulièrement à l’Est de la RDC depuis presque deux décennies ». C’est donc un outil qui va de pair avec les autres mécanismes de pacification régionale, a clamé Baudouin Hamuli.

Il convient de souligner qu’au cours de cet atelier différents acteurs vont animer des exposés sur différents sujets liés aux législations internationales sur le commerce régional des minerais dits de conflit, l’autofinancement du système de certification régionale, le mécanisme de certification (audit, base de données, alerte rapide, etc.), etc.

            Dans le lot des orateurs, la fiche signalétique renseigne la présence d’Alexis Mikandji( directeur général du CEEC), Mabolia Yenga( président du comité de pilotage de la CIRGL), Peter Karasira( président du comité d’audit CIRGL), Geneviève Kizekele( coordonateur de la COCERTI), Baudouin Iheta( coordonateur du SAESSCAM), etc.

Tshieke Bukasa 

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