Circulation routière à Kinshasa : Epaules galonnées et «excellences» à l’école du «kuluna routier»

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rss_1390408510_259ea1e612776cedfa844bb8a7b3047a8b8d4902_0Malgré de nombreux  efforts  consentis dans la lutte contre les bouchons dans la ville de Kinshasa, la situation perdure  sur  certains tronçons  et provoque beaucoup de désagréments.

Au cœur de ce désordre routier, on trouve souvent impliquées certaines épaules galonnées et leurs «excellences» passées championnes dans la formation de la deuxième bande ainsi que dans  la prise des voies à sens unique.

Usant abusivement de  leur immunité et de  leurs escortes, ces Congolais au-dessus de la loi refusent de faire la queue et attendre comme tous les autres automobilistes que la voie se dégage.

Ce qui rend la tâche difficile aux éléments de la police de circulation routière, experts en la matière,  qui ne savent pas souvent quelle attitude tenir devant ces gens.

 Il suffit que ces intouchables    empruntent la deuxième voie, pour voir  la ruée et le désordre  s’installer. Et   n’importe quel automobiliste courageux peut aussi suivre  le mouvement et se faire passer pour membre du cortège.

Trop pressées pour aller on ne sait où, les «VIP» énervent tous les temps le Code de la route.  Ces désagréments arrivent souvent le matin et le soir, aux  heures de pointe. La meilleure astuce, c’est d’avoir un cortège avec de gyrophares actionnés à plein régime, dont le tintamarre  agace les autres usagers de la route pris dans la nasse. En réalité, ce genre de comportement frise le «Kuluna routier» qui ne dit pas son nom. La vraie question qui reste suspendue est celle de   savoir qui est vraiment autorisé à prendre la deuxième voie à sens unique et dans quel cas faut-il la prendre.

 Accusés à tort ou à raison de copinage avec les automobilistes récalcitrants, moyennant des billets de banque, les agents de la police routière sont parfois impuissants à réguler la circulation à cause de tels comportements qui ne leur permettent pas d’agir comme il le faut.  Ne sachant pas à qui ils ont affaire, ils laissent faire, comme si de rien n’était.

VAN

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