Cinquantenaire de la République du Congo : l’ambassadeur Clément Yandoma loue le pragmatisme et la détermination de Sassou N’Guesso

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En marge du cinquantenaire de l’indépendance de la République du Congo, célébré avec faste dimanche 15 août 2010, à Brazzaville, l’ambassadeur extraordinaire de ce pays en République démocratique du Congo,  Clément Yandoma, a organisé le lundi 16 août  une réception à Faden House, dans la commune de la Gombe. Au nombre des invités : des députés et sénateurs, les ambassadeurs et chefs de mission diplomatique accrédités en RD Congo, et et le président de la CEI. 

            Dans son discours de circonstance, l’ambassadeur Clément Yandoma a relevé que c’est par les vertus du dialogue que son pays a réussi avec courage et abnégation à retrouver la paix et la concorde nationale. Et ce, grâce au pragmatisme et à la détermination  du président Denis Sassou N’Guesso, qui a fait de la paix son credo. « Dans le souci de consolider la paix, la reconstruction et l’unité nationales, a-t-il souligné, il a réussi à réunir tous les fils du pays, dans un climat apaisé, pour que celui-ci soit construit dans un élan de fraternité et de solidarité. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les deux programmes de société du président de la République, largement plébiscité par le peuple, à savoir « la Nouvelle Espérance », mis en oeuvre durant son septennat 2002-2009 et « le Chemin de ‘Avenir » actuellement en cours, qui est une vision porteuse d’espérance toujours plus forte, celle de la renaissance multisectorielle de notre pays grâce à son industrialisation et à sa modernisation ». 

Bilan et perspectives d’avenir

            Pour  Clément Yandoma, la République du Congo est redevenue un havre de paix, de sécurité et de stabilité. Le Congo est redevenu un Etat de droit, toutes les institutions démocratiques fonctionnent normalement, les droits de l’homme et les libertés fondamentales sont respectés.

            Au plan économique et social, les projets structurants s’exécutent normalement, à l’exemple de la municipalisation accélérée. La stratégie de mise en œuvre des réformes a permis au pays d’accélérer à l’initiative PPTE. Le gouvernement a renforcé son action dans la lutte contre la pauvreté dans les secteurs de base prioritaires conformément au Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) se consacrant à la santé de base, à la lutte contre le VIH/Sida, à l’éducation, à l’agriculture et aux infrastructures de base.

            Pour améliorer les conditions sociales des populations, le Président de la République a annoncé le 13 août 2010, plusieurs mesures salutaires parmi lesquelles le dégel des salaires et la révision à la hausse du salaire minimum de plus de 25 %, avec une nouvelle grille salariale plus avantageuse, la gratuité de certains traitements et interventions chirurgicales majeures concernant la santé maternelle et infantile.

            Bien plus, dans une nouvelle conception de la bonne gouvernance politique et économique, a fait observer Clément Yandoma, le Chef de l’Etat congolais s’est assigné un certain nombre d’objectifs en termes de défis : « gagner la bataille contre la pauvreté pour conquérir une indépendance totale ; réformer le système éducatif, réhabiliter la culture et le sport tout en rendant accessible à tous l’eau, l’électricité, les soins de santé et l’emploi ; promouvoir la culture du travail bien fait et le goût de l’effort permanent et le respect du bien public ; rejeter le repli identitaire et les réflexes ethnocentriques ; empêcher toute remise en cause de la paix, de la sécurité et la stabilité pour consolider la démocratie et le développement et, enfin, consolider la démocratie par l’unité nationale et la solidarité ».  

Gerbes des fleurs aux partenaires et à la RD Congo

            Dans la réalisation de son développement, la République du Congo a besoin de l’appui de tous ses partenaires au développement. Il leur a exprimé sa profonde gratitude pour leur contribution multiforme à l’œuvre de la reconstruction et de développement du Congo. Il a également salué l’excellence des relations historiques, fraternelles et sécuritaires entre les deux  Congo. «La fréquence des visites, non seulement au niveau ministériel, mais aussi au plus haut sommet de l’Etat, témoigne de la bonne santé des relations entre les deux Etats. Les accords passés entre les deux parties en matière de formation générale et professionnelle offrent un cadre de partenariat bénéfique pour leurs étudiants respectifs », a conclu l’ambassadeur Clément Yandoma. 

Rappel historique

            Pays de l’Afrique centrale situé de part et d’autre de l’Equateur, la République du Congo est une colonie française devenue indépendante le 15 août 1960. Elle a pour voisins : le Gabon, le Cameroun, le République Centrafricaine et la RD Congo. Elle possède une superficie de 341.821 Km2 pour une population  estimée à 3.903.318 habitants.

. Son premier président de la République a pour nom : Fulbert Youlou. De 1960 à ces jours, près de six présidents se sont succédé à la tête du pays. Il s’agit de Fulbert Youlou de 1960 à 1963, Massamba Débat de 1963 à 1968, Marien N’Gouabi de 1968 à 1977, Yombi Opangault de 1977 à 1979, Denis Sassou N’Guesso de 1979 à 1992, Pascal Lissouba de 1992 à 1997, et Denis Sassou N’Guesso de 1997 à ces jours.

            La République du Congo a pour capitale Brazzaville, et Pointe-Noire comme capitale économique. Le Franc CFA est la monnaie nationale. Sa devise est Unité, Travail et Progrès. La langue officielle est le français ; le kikongo et le lingala ont le statut de langues nationales. Elle est divisée en 12 départements dont : Bouenza, Cuvette, Cuvette-Ouest, Kouilou, Lekoumou, Likouala, Niari, Plateaux, Pool, Sangha, Brazzaville et Pointe-Noire. Le Congo demeure un pays en développement, inclus dans l’Initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE). Le point d’achèvement de l’initiative PPTE a été atteint en janvier 2010, avec l’approbation de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

            Il convient de retenir que l’économie congolaise repose essentiellement sur l’exploitation des hydrocarbures le long de la côte atlantique. Cette activité représente  environ 90 % des exportations nationales. La production est de l’ordre de 240.000 barils par jour, dont la plus grande partie est assurée par les sociétés Total, Moho Bilondo, ENI et Maurel & Prom, en partenariat avec la société nationale des pétroles du Congo.

            D’autre part, le bois représente également une part importante des exploitations du Congo. Ce pays est couvert de forêt à près de 60 %, pour un total de 21 millions d’hectares. L’on distingue deux grandes zones d’exploitation forestière. La première dans le Sud du pays (massifs du Mayombe et du Chaillu), où l’on retrouve entre autres de l’okoumé et du limba ; la seconde au Nord (Sapelli, Sipo), autour de la ville de Pokola, centre des activités de la Congolaise Industrielle du Bois.

            Le Congo possède, en outre, une grande variété de paysages naturels des savanes, de la plaine du Niari aux forêts inondées du Nord, de l’immense fleuve Congo aux montagnes escarpées et forestières du Mayombe  et aux 170 Km de plages de la côte atlantique. La présence de nombreuses ethnies et, jadis, de diverses structures politiques dont : l’empire Kongo, le royaume de Loango, le royaume Teke, les  chefferies du Nord, a doté le pays d’une grande diversité de cultures traditionnelles et d’autant d’expressions artistiques anciennes. A cela s’ajoute un patrimoine architectural colonial considérable que les Congolais découvrent aujourd’hui comme faisant partie intégrante  de leur héritage historique, ainsi que de leur capital touristique.

Michel  LUKA

 

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