Cinq médias et dix journalistes primés : Jacques Kimpozo du « Phare » parmi les lauréats

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Cinq organes de presse et dix journalistes ont reçu des mains du Premier ministre Matata Ponyo, le samedi 03 mai 2014 au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, un diplôme de « mérite citoyen » et des enveloppes en espèces consacrant leur professionnalisme. C’était en marge de la célébration de la 21me Journée Internationale de la Liberté de Presse mais aussi dans le cadre du Prix de la liberté de presse Lucien Tshimpumpu, institué il y a trois ans par l’Omec (Observatoire des Médias Congolais) et l’UNPC (Union Nationale de la Presse du Congo), pour inciter les médias et les journalistes congolais au respect de l’éthique et de la déontologie. Parmi les heureux lauréats figurait Jacques Kimpozo, Coordonnateur au quotidien Le Phare.

            En sus du cachet gouvernemental équivalent à mille dollars américains en francs congolais leur alloué, chacun des gagnants s’est vu gratifier d’un chèque de quatre mille dollars américains de la part de la société de téléphonie cellulaire Vodacom. Ce don sera libéré en quatre mensualités, sous la formule de M-Pesa. L’ambiance était à la fête au Grand Hôtel Kinshasa, car la cérémonie s’est terminée par un bal dansant, dans un flot de boissons gazeuses et bières offertes par la société Bralima.

            Avant la remise des prix, le Secrétaire Général de l’UNPC, Boucar Kasonga Tshilunde, et le vice-président de l’Omec, Jean-Robert Efalema, ont salué l’entrée en scène du gouvernement dans la prise en charge du « Prix Lucien Tshimpumpu », après le retrait de son bailleur principal, la FEI (France Expertise Internationale) il y a quelques semaines. Les deux orateurs ont souhaité que l’appui financier gouvernemental puisse s’inscrire dans la durée, afin de favoriser l’émulation tant recherchée au sein de la corporation des journalistes.

            Ils ont également appelé le gouvernement à mettre en application les dispositions légales relatives à l’aide publique directe et indirecte à la presse, en vue de lui permettre de remplir sa mission d’informer le peuple congolais. Ils ont rappelé que depuis 2007, la profession journalistique vit des promesses sans lendemain alors que la précarité financière frappe continuellement à ses portes. Ils ont également souhaité voir l’exécutif national matérialiser son engagement à dépénaliser les délits de presse.

            Intervenant à la suite des responsables de l’UNPC et de l’Omec, le ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Révolution de la Modernité, a révélé que le projet de « Bal de la presse », devenu réalité en cette troisième édition du Prix de la liberté de presse Lucien Tshimpumpu, remonte à l’année 2012, à l’occasion d’une réception organisée en l’honneur de l’ex-journaliste de la RTNC Geneviève Inagosi, nommée ministre du Genre, Famille et Enfant. Notre pays, a-t-il indiqué, traverse des moments difficiles depuis deux décennies, d’où la multitude des défis à gérer.

S’agissant de la presse, Lambert Mende  a reconnu son utilité sociale dans la formation de la conscience nationale. Il a fait part de l’engagement de son ministère à s’investir dans la promotion des textes en rapport avec la dépénalisation des délits de presse. Quant à l’aide publique à la presse, il a annoncé la multiplication par deux, dans le cadre du budget 2014, du montant symbolique de 2 millions inscrit au budget 2013, en faveur des organes de presse remplissant les conditions d’éligibilité à cette libéralité. Il a enfin salué la précieuse contribution de Vodacom et Bralima à l’organisation du Prix de la liberté de presse Lucien Tshimpumpu.

Matata : « La performance n’est pas au bout du boulevard de la facilité »

            Dernier intervenant du jour, le Premier ministre Matata Ponyo a confirmé le soutien du gouvernement à la presse, afin qu’elle devienne la « 5me colonne » et qu’elle occupe dignement son espace pour promouvoir le développement du pays. Il a rappelé aux lauréats leur responsabilité supplémentaire dans l’accompagnement de la démocratie naissante et des projets de développement du pays. « La performance n’est pas au bout du boulevard de la facilité, mais plutôt dans le labeur, l’abnégation… », a-t-il martelé.

Le Premier ministre a tenu à garantir aux journalistes la liberté chère à leur profession, tout en leur recommandant de l’exercer dans les limites des lois. A son avis, un journalisme fort est un élément catalyseur du progrès socio-économique du pays. Par conséquent, un pays pauvre ne peut avoir qu’un journalisme pauvre. Sous l’impulsion du Président de la République, a-t-il rappelé, la RDC se trouve sur la rampe de lancement vers l’émergence.

Abordant la question de l’aide publique à la presse, il a confirmé l’option du gouvernement de la doubler pour l’exercice 2014.

Tout en respectant la liberté et l’indépendance de la presse, Matata Ponyo a exprimé le vœu de la voir renvoyer l’ascenseur au gouvernement qui fait beaucoup dans le domaine social (paie régulière des salaires des fonctionnaires, bancarisation, création d’emplois), des infrastructures (réhabilitation et modernisation des routes, ponts, aéroports, ports, écoles, hôpitaux), de la sécurité, etc.

Le Premier ministre a fait savoir que l’Education et la Santé constituent les deux piliers du développement d’une Nation. D’où la grande attention que le gouvernement congolais attache à ces deux secteurs de l’axe du progrès du futur. Enfin, il a promis de recevoir incessamment à déjeuner tous les lauréats de la 3me édition du Prix de la Liberté de presse Lucien Tshimpumpu.

LP

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