Les chirurgiens-dentistes congolais bientôt dotés d’un Ordre légal

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Teste de paludisme dans un laboratoire médical. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLe ministre de l’Intérieur n’était pas le seul membre du gouvernement à venir solliciter l’aval des sénateurs pour le vote d’un texte de loi dont il a présenté l’économie générale. Il y a aussi son collègue de la Santé publique venu pour le même besoin.  Félix Kabange Numbi était, pour sa part, venu solliciter le quitus des sénateurs pour l’examen et vote du projet de loi portant création de l’ordre national des chirurgiens-dentistes de la République démocratique du Congo.

Le ministre de la Santé s’est, à cet effet, livré au périlleux exercice de plaidoyer dans le but de convaincre les sénateurs de l’opportunité de doter cette catégorie des médecins d’un ordre légal en vue de garantir le bon fonctionnement et la sécurité de la corporation.

Dans le débat, la plupart des intervenants ont dit ne pas voir l’opportunité de créer un énième ordre pour le même domaine où celui des médecins existe depuis des années. Surtout que les chirurgiens-dentistes ne constituent pas une catégorie à part en dehors de la corporation des médecins. Au départ, ils sont médecins comme tout le monde, même si ils ont dû se spécialiser dans un secteur défini à l’instar de leurs collègues gynécologues, pédiatres, ophtalmologues, etc.

Pour ces intervenants, accorder un ordre à part aux chirurgiens-dentistes serait synonyme d’ouvrir la boîte à pandore pour qu’on en ait dans chaque secteur et sous-secteur de la vie. Ce qui créerait au finish un désordre.

Les autres intervenants ont stigmatisé l’absence de fondement constitutionnel pour ce faire, avant de conclure à un ordre de trop.

Contrairement à son collègue de l’Intérieur, le ministre de la Santé a choisi de répondre sur le champ aux préoccupations lui posées. Après avoir expliqué le pourquoi de sa démarche, celle d’obtenir la création d’un ordre des chirurgiens-dentistes, il a soutenu que nul ne peut s’inscrire à deux ordres. Si quelqu’un est déjà inscrit à l’ordre national des médecins et qu’il a pu se spécialiser en chirurgie-dentaire, doit travailler avec son n°d’ordre des médecins et non en obtenir un deuxième. Seuls ceux qui ont terminé en médecine dentaire et qui ne se sont pas encore fait inscrire à l’ordre des médecins, sont admis.

La loi a été jugée recevable et envoyée à la commission socioculturelle qui sera assistée de la PAJ.
Dom