Chebeya – Bazana : des sons discordants

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Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo constate une manipulation organisée par certaines organisations non gouvernementales autour du procès en instance à la Cour Militaire de Kinshasa sur le dossier Chebeya. 

En effet, un communiqué largement diffusé dans la presse kinoise de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de I’Homme qui serait un programme conjoint de la FIDH et l’organisation mondiale contre la torture déplore, d’une part, l’absence d’un suspect dans le box des accusés et, d’autre part, les actes d’intimidation et des « pressions importantes » auxquelles seraient soumises les familles Chebeya et Bazana depuis la mort et la disparition des deux activistes.  

Il importe de rappeler que le Gouvernement a été sollicité par des ONG relayées par une ambassade européenne à Kinshasa pour renforcer la protection de la famille de feu M. Chebeya. De bonne foi, le Gouvernement avait accédé à cette requête en mettant à contribution des patrouilles des forces de sécurité à cette fin. 

Le Gouvernement a noté par la suite le développement d’une campagne de désinformation autour de ces patrouilles présentées comme des « rôdeurs » menaçant la sécurité de la famille Chebeya qui sera subséquemment expatriée « pour raisons de sécurité ». 

Il appert assez clairement qu’il s’agissait d’affabulations débitées dans le but d’embarrasser les autorités nationales congolaises en alimentant la psychose sur des faits non avérés. 

En tout état de cause, le Gouvernement prie quiconque disposerait des renseignements précis sur les pressions et/ou actes d’intimidation sus-évoquées, de les porter à sa connaissance par le canal du Ministre de l’lntérieur et de la Sécurité. 

Par ailleurs, le Gouvernement tient à rappeler que la qualification ou la disqualification des faits d’une cause et la décision de poursuivre ou non telle personne en cause dans un dossier judiciaire en la faisant passer de la qualité de  « suspect » à celle d’ »accusé » ou « prévenu » relèvent de la compétence et de l’appréciation exclusives des magistrats et non des particuliers, quel que soit leur statut. 

C’est ici le lieu de rappeler que l’indépendance reconnue par la Constitution de la RDC au pouvoir judiciaire n’est pas partielle. 

La République Démocratique du Congo est un Etat de droit. Les actes posés par les autorités judiciaires ne peuvent être attaqués que par des voies de droit conformément aux règles de la procédure judiciaire en vigueur. 

Fait à Kinshasa, le 12 novembre 2010 

Lambert Mende Omalanga

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