Chaude journée hier à la Monusco

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Des journalistes accourus, hier mercredi 17 juin 2015 à la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RD Congo (Monusco) à Kinshasa/Gombe pour assister à sa conférence hebdomadaire, se sont vus interdire l’accès dans l’enceinte du Quartier général par un groupe des manifestants composé essentiellement des agents de la structure onusienne assainis. Sur fond des chants, cris, coups de sifflet, ceux-ci, convient-il de le rappeler, exigent le paiement de leurs indemnités de sortie avant le 30 juin prochain, date considérée comme butoir par eux.

La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants se sont mis à brûler quelques pneus, juste devant l’entrée principale de la Mission. Voulant s’interposer et arracher le badge d’un agent protestataire, le chef de la sécurité de la Monusco, Paul Farell, s’est heurté à une vive résistance des manifestants qui ont violement répliqué.

A les en croire, en effet, deux autres groupes ont déjà perçu leurs indemnités de sortie, alors que le 3ème groupe est toujours dans l’attente, alors « qu’il n’y a aucune assurance de les avoir encore si ladite date butoir est dépassée ».

Réunis au sein  de l’Association du Personnel National(NSU), les grévistes ont entamé, depuis le mercredi 27 mai 2015, un sit-in de deux heures pour protester contre le silence réservé au sujet du non-paiement des indemnités de sortie à tous les employés locaux dont les postes ont été soumis à l’abolition (130 postes) dans le cadre de la reconfiguration de la Mission telle que décidée par le Conseil de Sécurité dans sa Résolution 2098.

Cependant, le porte-parole de la Monusco avait indiqué, le même jour, qu’il s’agissait du processus de réduction des effectifs qui concerne, non seulement le staff local, mais aussi international. « L’administration est en train d’explorer des solutions au niveau interne, afin de sécuriser les emplois et de protéger des droits. On se bat pour satisfaire la plus grande majorité, à défaut de tout le monde… », avait appuyé Félix Prosper Basse.

Tshieke Bukasa