Chassé par Kabila…

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Barthélemy Botswali, ministre des Affaires Sociales, Humanitaires et Solidarité Nationale, a vu son mandat brutalement interrompu le samedi 09 janvier 2010 par une ordonnance présidentielle. Selon le libellé de la sentence, il lui est reproché une « conduite inconvenante ». Arrivé au gouvernement vers la fin du mois d’octobre 2008, il avait remplacé au poste Me Jean-Claude Muyambo, membre de la CODECO comme lui, avec lequel il était en conflit ouvert.

Selon les statistiques officielles, le gouvernement Muzito se trouve présentement amputé de quatre titulaires : 1. Adolphe Lumanu (ancien ministre des Relations avec le Parlement nommé Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat) ; 2. Joseph Lititiyo (ancien ministre de la Recherche Scientifique ayant démissionné pour aller assumer les fonctions de Secrétaire Exécutif de la CEPGL à Gisenyi), 3. André Philippe Futa (décédé) et 4. Barthélemy Botswali (ministre des Affaires Sociales, Humanitaires et Solidarité Nationale révoqué en date du 09 janvier 2010 par ordonnance présidentielle).

D’aucuns considèrent les quatre vides non comblés comme un indice de l’imminence du remaniement de l’équipe ministérielle, dont le décor a été planté en décembre dernier, avec l’annonce de l’entrée attendue des délégués du CNDP (Conseil National pour la Défense du Peuple). En effet, lors des concertations de Goma entre les officiels de Kinshasa et des représentants de cet ex-mouvement rebelle, sous la surveillance de la Facilitation Internationale, l’on avait appris que le cahier des charges de Bosco Ntaganda et les siens, dans son volet relatif au partage des postes ministériels, avait été adopté et transmis à l’appréciation du Chef de l’Etat.

Depuis lors, le pays reste tout yeux et tout oreilles pour la présidence de la République, d’où devrait venir l’ordonnance présidentielle sanctionnant le nouveau format du gouvernement, avec ou sans le Premier ministre Adolphe Muzito. L’opinion publique pense que l’équipe ministérielle ne devrait pas continuer à fonctionner amputée de quatre ministres. Forcément, un réaménagement ou un chambardement urgent s’impose.

S’agissant du cas du ministre Botswali, une version relayée le week-end par plusieurs médias faisait état d’une bagarre qui aurait éclaté entre lui et un membre de la Codeco, à l’occasion d’une cérémonie de présentation des vœux de cette plate-forme politique dans la commune de Bandal. Mais au cabinet du ministre sortant, on laisse entendre que l’intéressé était absent à la fameuse réunion et que par conséquent, il ne pouvait poser l’acte indigne dont il est accusé et qui lui vaut sa déchéance.  

Kimp.

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