Chasse aux «Wewa» à Kinshasa

0
53

 

Les conducteurs des motos-taxis, surnommés « Wewa» à Kinshasa, ont été pris à partie hier lundi 21 mai 2012 dans certains coins de la capitale pour « entrave à la grève des transporteurs ». Ils ont essuyé insultes, jets de pierres et différentes brimades de la part des inciviques qui pensent que ces chauffeurs des motos-taxis devraient, par solidarité aux transporteurs privés, suivre le mot d’ordre de grève lancé par l’Association des chauffeurs du Congo(ACCO). A Yolo, sur l’avenue Kapela, par exemple, un engin a été  sauvagement brûlé par des jeunes-gens surexcités. Comportement ayant scandalisé de nombreuses personnes, celles-ci ne sont pas arrivées à s’expliquer les raisons d’une telle violence à l’endroit d’une catégorie de personnes qui cherchent à gagner honnêtement leur pain quotidien. 
 
Il convient de souligner qu’aux premières heures de la journée d’hier, les artères de Kinshasa étaient vides de transports publics, alors que seules les motos-taxis aidaient la plupart des travailleurs à se rendre dans leurs lieux de services. A en croire les propriétaires des taxis et taxis-bus, ils ont opté de garder leurs véhicules au parking pour protester contre les multiples tracasseries policières qu’ils rencontrent dans l’exploitation de leur charroi. 
Tirs nourris sur le 
gouvernement 
 
Interrogés par Le Phare, quelques concitoyens n’ont pas hésité d’imputer aux gouvernements (central et provincial de Kinshasa) la responsabilité de ce désordre observé le matin du lundi 21 mai 2012 à Kinshasa. « Ils devraient offrir de transports en commun à la population avant de s’empresser de rendre la vie dure aux particuliers propriétaires des véhicules de transport. C’est vraiment regrettable… »s’est plaint une étudiante. Quant à une autre dame incapable de prendre la moto pour cause de décence, elle a lancé que les « autorités » devraient savoir qu’on ne met pas les chaussures avant de porter le pantalon. « Ça, c’est une conséquence corollaire des mesures impopulaires. Hélas, c’est nous, peuple, qui payons le lourd tribut ! » 
 
Tshieke Bukasa 

LEAVE A REPLY

*