Chasse aux kuluna : éviter la confusion, protéger les élèves et les étudiants

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A la recherche des logements du fait que les homes de l’UNIKIN sont archibondés, de nombreux étudiants ont pris l’habitude de se replier dans les quartiers de Mbanza Lemba et de Salongo qui leur offrent la possibilité de se trouver des logements à moyen prix et surtout situés à proximité des auditoires et salles de travaux pratiques. Si jusque là l’on n’a déploré aucun problème, avec la prolifération du phénomène « kuluna », la tension est de plus en plus vive dans cette partie de la ville de Kinshasa. 

         C’est la descente policière sur l’avenue Kwango à Mbanza Lemba qui s’est soldée par la mort d’un agent de la Police Nationale habitant le quartier Tadi qui a ravivé les rancoeurs. Si l’on n’y prend pas garde, la situation risque de dégénérer jusqu’à l’irréparable qui peut mettre le feu aux poudres en embrasant l’UNIKIN et surtout les quartiers des communes environnantes, notamment Lemba, Ngaba, Makala, Matete et Kisenso. 

Il semble que de nombreux jeunes gens habituellement appelés « sportifs » se sont réfugiés au quartier Lumière qui semble avoir été assiégé par des éléments en armes et tenues depuis avant-hier. On a remarqué une forte présence des éléments de la Police d’Intervention Rapide dont des hommes en cagoule qu’accompagnaient des militaires des FARDC commis à la recherche des auteurs des troubles. Depuis hier, ce sont des Jeeps de la Police nationale bondées des éléments en armes qui ont fait leur entrée dans cette partie de la capitale. C’est le cri de détresse lancé hier par des parents et hommes de bonne volonté qui craignent de vivre une situation explosive. Les policiers semblent décidés à « venger leur collègue » par tous les moyens et les seconds se sentent désarmés et craignent de voir les hommes en armes se livrer à des règlements des comptes qui peuvent se transformer en scènes de pillage en règle.

         C’est ainsi que les jeunes gens habitant ces quartiers vivent dans la peur panique de se retrouver face aux agents de la Police Nationale déchaînés surtout lors des funérailles de leur collègue. On rapporte que de nombreux étudiants ont déserté leurs logements pour se réfugier au campus ou en familles amies en attendant que la situation se calme tout en craignant que leurs biens meubles ne soient pillés ou détruits par des inciviques déguisés en agents de l’ordre.

         Des parents ont saisi les autorités communales pour obtenir le détachement des unités de la Police d’Intervention Rapide chargées de maintenir la sécurité dans ces quartiers, cela à l’annonce des possibles expéditions punitives que des agents de la Police nationale projetteraient d’effectuer pour venger leur collègue tué par des inciviques. La crainte serait de vivre une situation de confusion qui risque de voir des agents de la Police Nationale s’en prendre violement à tous les jeunes gens présentant des corpulences musclées que l’on a l’habitude de prendre pour des « sportifs » et qui peuplent des salles ouvertes ou couvertes de Karaté, Judo, Boxe et autres arts martiaux très prisés par les Kinois.

         Par ailleurs, à l’UNIKIN, la session qui bat le plein et la, moindre étincelle dans ces quartiers périphériques risque de perturber l’ordre public et les bonnes mœurs. Des inciviques adorent ce genre de situation pour se livrer aux pillages et aux viols. Les autorités sont appelées à ouvrir l’œil et le bon pour éviter un débordement vers les cités universitaires par ces temps de tension entre le ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et les milieux estudiantins. 

F.M.

 

 

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