Chant de la victoire pour Etienne Tshisekedi

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Mêmes les étoiles expirent aussi,
Quand, dans l’alternance des saisons nombreuses,
Elles ont tout donné à la terre aride,
Et le rêve, et la beauté, et l’espérance.
Te voici d’un linceul blanc vêtu
En route vers l’empirée
D’où un jour tu as surgi comme
Une étincelle d’un brasier ardent.
Le bras Levé,
La médiane et l’index ouverts
Tu es venu dans ce village de ronces
Sur le visage comme à l’horizon
La lueur du soleil levant sur les lèvres
Tes deux doigts ouverts : la médiane et l’index
Sont deux tisons enflammés
Que nous attiserons encore et toujours
Pour entendre le chant de la victoire.

Nous l’entendrons dans le vent qui souffle
Et dans l’eau des pluies qui ruisselle ;
Nous le lirons dans l’azur bleu du ciel
Et dans les couleurs de l’arc-en-ciel.
Et nous chanterons encore et toujours
L’honneur de l’homme qui ne marche
Ni ne crache sur les textes lumineux
Qui drapent et ceignent l’homme de dignité.

Tes deux doigts ouverts : la médiane et l’index
Sont deux tisons enflammés
Que nous attiserons encore et toujours
Pour entendre le chant de la Victoire.

Victoire de la vérité sur le mensonge
Du courage sur la peur
De la liberté sur la servitude
Victoire de la lumière sur les ténèbres.

Mêmes les étoiles expirent aussi
Quand, dans l’alternance des saisons nombreuses,
Elles ont tout donné à la terre aride :
Et le rêve, et la beauté, et l’espérance.

Là où tu vas de ton pas lent et lourd
Les combattants de la Démocratie t’ont précédé Pour t’accueillir et
t’offrir le trône
Que ne rongent ni mites ni vermines.

Daigne leur apporter la corbeille pleine de salutations Des
combattants libérés de la peur
Bâtisseurs d’un Congo nouveau, d’une Afrique
Nouvelle de l’alternance saisonnière sur le trône.
Salue-les tous, l’un après l’autre
Salue aussi ceux dont les noms
Ne résisteront pas à la tempête de sables
Et à l’eau des pluies qui ruisselle
Salue-les tous de la même façon :
Bras doit lever, la médiane et l’index ouverts
La lueur sur le visage comme à l’horizon
D’un soleil levant sur les lèvres

Mêmes les étoiles expirent aussi,
Quand, dans l’alternance des saisons nombreuses,
Elles ont tout donné à la terre aride :
Et le rêve, et la beauté, et l’espérance.

Casablanca,
le 18 février 2017

Bertin MAKOLO MUSWASWA
Professeur à l’UNIKIN
Facultés de Lettres