Changement climatique : WWF privilégie la collaboration avec les communautés locales

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 Une des organisations internationales de conservation de la nature les plus expérimentées au monde, WWF est présente dans une centaine des pays dont la RDC. Conserver la diversité biologique et pérenniser les ressources naturelles en réduisant la pollution et en évitant la surconsommation constituent les défis que les collaborateurs de cette organisation se battent pour relever au quotidien, a indiqué hier Daniel VINCENT, Directeur Général de WWF-Belgique lors d’une conférence de presse tenue dans la salle Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa.
 Actif depuis 40 ans dans le Bas-Congo, WWF est aussi présenté à l’Est depuis 1987 avec une période d’interruption due aux guerres et troubles qui ont sévi dans cette partie du territoire national. WWF-Belgique considère que le bassin du Congo est le plus grand massif forestier tropical après l’Amazonie et c’est pourquoi elle y accorde un grand intérêt dans la mesure où ces forêts abritent des espèces emblématiques telles l’Okapi, le gorille de montagne, l’éléphant de forêt, le Bonobo, etc. Malheureusement suite à la pression démographique pour l’abattage des bois de chauffage, le braconnage, et surtout les multiples déplacements des populations à cause des guerres incessantes, cette biodiversité se trouve très menacée.

 
Domaines d’interventions de WWF

 Outre les multiples parcs nationaux dont certains ont été classés comme patrimoine de l’humanité, WWF intervient aussi dans  plusieurs réserves naturelles. Notamment la réserve de biosphère de Luki dans le Bas-Congo, la réserve naturelle d’Itombwe, la réserve naturelle de Tumba-Ledima, le domaine de chasse de Rutshuru, le domaine de chasse de Bombo-Lumeme, la réserve proposée de Ngiri, a noté le Directeur Général Daniel VINCENT.
 Pour améliorer ses interventions, WWF privilégie la méthode scientifique basée essentiellement sur des études socio-économiques car conserver sans développer constitue une conversation inutile, a-t-il prévenu. D’où l’intérêt d’intégrer les populations locales dans la gestion durable de leurs ressources naturelles. WWF a déjà planté 10 millions d’arbres autour du parc des Virunga dans le but d’éviter que les populations locales ne s’adonnent à la destruction de l’écosystème par l’abattage des bois de chauffage pour la cuisson ou pour la chasse du gibier. Pour ce faire, WWF favorise le développement des activités génératrices des revenus qui ne nuisent pas à l’écosystème, notamment l’apiculture, l’écotourisme. Evidemment en accord avec d’autres partenaires dont le Ministère de l’Environnement et Conservation de la Nature tout comme des Ongs locales et internationales spécialisées dans ce domaine. En RDC, WWF collabore étroitement avec l’Institut congolais pour la conservation de la Nature dans le domaine du plan d’aménagement et de gestion des aires protégées, la cartographie, l’utilisation du sol et surtout le suivi et le contrôle des espèces menacées.
 Pour combattre le braconnage, WWF fournit des équipements aux stations et postes des patrouilles en plus du financement des séances de formation des gardes. Dans le domaine de la lutte contre le changement climatique, elle mène plusieurs expériences pilotes dans le cadre d’un programme financé par els Nations Unies. Celles-ci ont mis en place un mécanisme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre  causés particulièrement par la déforestation.
F.M.

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