CEPGL: Les défis des universités Congolaises

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La République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi se trouvent dans la phase de la relance de la coopération entre leurs universités, dans le cadre de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs. Il y a 20 ou 30 ans, notre pays ne se posait pas de questions face à ses voisins rwandais et burundais dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire, tant les infrastructures ainsi que les personnes-ressources (formateurs) répondaient aux standards internationaux.

              Aujourd’hui, le décor général fait peur : auditoires surpeuplés et insalubres, corps professoral vieillisant et mal rémunéré, bibliothèques et laboratoires inexistants ou sous-équipés, montée des anti-valeurs (corruption, tricherie, trafic des cotes, immoralité, banditisme estudiantin), formation au rabais, enseignants cumulards, etc. La question est de savoir dans quel état vont se présenter les universités congolaises, du moins les trois officielles (Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani) face leurs homologues rwandaises et burundaises, qu’elles toisaient fièrement entre 1960 et 1980.

              Si le gouvernement congolais tient vraiment à l’honneur du pays, la moindre des choses à faire serait de financer, dans le cadre des cinq chantiers de la République, un plan d’urgence de réhabilitation des universités de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kisangani. Sinon, nos futurs médecins, juristes, économistes, journalistes, pédagogues, ingénieurs, psychologues, politologues vont faire des complexes face à leurs camarades rwandais et burundais, dont personne n’ignore le bond spectaculaire réussi en matière de formation.

              On se souvient à ce propos du « tour du propriétaire » fait par le ministre Mashako Mamba, lequel a révélé l’existence d’un nombre effrayant de « ligablos » fonctionnant comme universités et instituts supérieurs aux quatre coins du pays. Ce diagnostic suffit pour interpeller l’exécutif national quant à la mobilisation rapide des moyens matériels et financiers suffisants pouvant permettre à l’enseignement universitaire congolais de soutenir la concurrence rwandaise et burundaise.

                                                        Kimp

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