Ceni : le test de capacité

0
29

La CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) vient de souscrire volontairement à un test de capacité. Il va s’agir, pour son staff piloté par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, de démontrer à l’opinion tant nationale qu’internationale, que cette institution d’appui à la démocratie détient les pleins pouvoirs dans la conduite du processus électoral de 2011 à 2013.

En choisissant de s’attaquer à un phénomène qui a installé le déséquilibré entre candidats sur la scène politique nationale, elle a pris du coup un grand risque : soit réussir l’opération de démolition des portraits-géants, calicots, pancartes et autres panneaux des candidats en avance sur la campagne électorale et rehausser son crédit ; soit échouer lamentablement et se couvrir de ridicule.
En ce qui concerne ses chances de réussite, elles passent par l’application, sans état d’âme ni interférence, de la décision qu’elle a annoncée hier aux Congolaises et Congolais ainsi qu’à leurs partenaires extérieurs, à savoir le nettoyage de toute les places publiques, à Kinshasa de tout ce qui est lié à une propagande prématurée.

Chacun tient la CENI à l’œil, car l’exhibition des portraits-géants, des calicots, pancartes et panneaux des candidats aux différents scrutins à venir (élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, sénatoriales, urbaines, municipales et locales), n’échappe à personne. Au vu de la configuration de certains instruments de propagande montés en matériaux durable, il faudra à Daniel Ngoy Mulunda et ses services recourir aux bulldozers pour les déraciner.
On s’attend, à Kinshasa, à un émouvant spectacle de fracas de portraits, panneaux et pancartes en béton armé réduits en poussière ou menus morceaux. Lorsque Kinshasa ainsi que d’autres villes et localités de l’intérieur du pays auront retrouvé un paysage « vierge » de tout objet de propagande, l’on pourra enfin de se féliciter du retour de tous les candidats à la case-départ, celle de la non ouverture de la campagne électorale.
Dans le cas contraire, la CENI pourrait être accusée d’être une coquille vide au service du « pouvoir parallèle », cette nébuleuse qui semble avoir décidé de rendre le processus électoral opaque et prisonnier de ses humeurs.

Kimp

LEAVE A REPLY

*