CENI : La NSCC monte les enchères

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Après des vives revendications de la Nouvelle Société Civile Congolaise et d’autres structures  de la société civile sur la démission de Ngoy Mulunda et la restructuration du bureau de la Ceni, ce pasteur est trahi par ses propres mots. Ce constat a été fait lors de son échange avec les élus du peuple  au courant cette semaine. Cependant, l’on constate que lesdites revendications négligées hier sont  prises en compte. Devant  cette situation, la Novelle Société Civile Congolaise est satisfaite de voir que l’Assemblée Nationale  partage  finalement   la même opinion  qu’elle, même si l’hémicycle du Palais du Peuple est constitué de la majorité présidentielle. Cette déclaration était faite hier jeudi 5 juillet 2012, à son siège  dans la commune de Kalamu.
La raison de cette démarche entamée  depuis plusieurs mois  par la NSCC  était liée aux disfonctionnements administratifs et techniques de la machine électorale ayant entraîné des contestations  et troubles  à l’issue des élections du 28 novembre 2011. Il faudrait noter qu’en date du 08 juin 2012, la NSCC et les autres structures de la société civile  avaient déposé une pétition qui contenait 46.072 signatures aux deux chambres du parlement. Cette pétition  avait pour soubassement : la démission immédiate du président de la Ceni ; l’audit de la Ceni par un organe  externe ; la révision de la loi n°010/013 du 28 juillet 2010 portant organisation  et fonctionnement de la Ceni  ainsi que  l’intégration impérative de la  Société civile  dans l’administration électorale.
 
Cependant, au-delà de cette satisfaction de la prise en compte de l’ensemble des réclamations des  forces vives de la nation par la représentation nationale en termes des recommandations pouvant amener  à la  restructuration en  profondeur de l’administration électorale, l’on note d’autres  recommandations qui font appel à la bonne politique de gestion  au profit de la population. La NSCC exige : 
-la modification de la loi sur les partis politiques et du mode du scrutin ;
– un audit  du fonctionnement de gestion de la Ceni,  de son bureau ainsi que du compte bancaire de la Ceni par la Cour des Comptes ;
–  la révision de la loi portant organisation et fonctionnement de la Ceni;
– le recensement de la population ; et
–  la suspension du calendrier électoral en cours.  
Tous ces éléments  ont été relevés par la NSCC  pour  interpeller la conscience de Daniel Ngoy  Mulunda et son bureau qui tiennent à diriger par défis cette grande instance du pays. 
Etant donné que, les  honorables députés   sont décidés à revisiter la question  liée aux  partis politiques, la NSCC demande à ces derniers d’arriver jusqu’au bout de la logique des choses en revenant  au système des scrutins à deux tours.  La NSCC   profite de cette occasion, pour rappeler à la représentation nationale la nécessité de la mise en place  de la  Cour Constitutionnelle. Et, elle demande la restructuration du Conseil  Supérieur de l’Audiovisuel de la Communication (CSAC en sigle), vu son apport marginal sur terrain depuis  sa mise en marche.
                                              Dorcas NSOMUE

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