Candidat à la présidentielle : Katumbi sollicite l’atterrissage de son avion à Lubumbashi

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Moïse Katumbi n’a cessé d’annoncer, depuis plusieurs semaines, qu’il allait rentrer au pays avant le 8 août 2018, date-butoir pour le dépôt des candidatures aux élections présidentielle et législatives nationales. En dépit des menaces d’arrestation que brandissent contre lui les autorités politiques et judiciaires congolaises à la suite de sa condamnation, pour trois ans de prison ferme, par le Tribunal de Paix de Kamalondo en 2016, dans une affaire immobilière, et d’un procès pendant contre lui au niveau de la Cour de Cassation, dans une affaire de recrutement des mercenaires, il vient de confirmer son
retour à Lubumbashi pour ce vendredi 03 août 2018.

A cet effet, il vient d’écrire au staff de l’Autorité de l’Aviation Civile pour solliciter le survol de l’espace aérien congolais par son avion et son atterrissage, à la date précitée, à l’aéroport de la Luano. Moïse Katumbi précise, dans la même lettre, que sa délégation
comprend sept personnes, parmi lesquelles son Directeur de cabinet, Olivier Kamitatu, et son conseiller en communication, Francis Kalombo.

Sorti du pays en 2016 pour un court séjour à l’étranger, pour raison
de santé, le président de la plate-forme Ensemble, candidat déclaré à
la magistrature suprême du pays, est fiché par le pouvoir en place à
Kinshasa comme un fugitif dont la place est dans une prison, au motif
qu’il s’est offert un exil volontaire à l’étranger pour échapper à la
rigueur de la loi. Plus d’une fois, le ministre de la Justice comme
celui des Médias, se sont dits surpris de constater qu’un prévenu
prétendument malade puisse faire le tour du monde pour battre campagne
contre les autorités de son pays et chercher à déstabiliser les
institutions légalement établies.
Et dans le but de lui faire savoir, sans doute, qu’il est persona non
grata, les services consulaires de l’ambassade de la RDC à Bruxelles
ont réservé une fin de non recevoir à sa demande de renouvellement de
son passeport. En plus, il est épinglé comme porteur de la nationalité
italienne.
Bref, du côté de Kinshasa, tous les ingrédients sont réunis pour ne
pas donner suite à la demande de Moïse Katumbi de revenir au pays par
l’aéroport de la Luano. Et s’il n’arrive pas à fouler le sol congolais
au plus tard le 8 août 2018, sa disqualification pour la course à la
présidentielle serait inévitable. Déclaré par la majorité au pouvoir «
inéligible » pour cause de double nationalité et de refus de se
présenter à la justice de son  pays dans deux affaires, l’une de droit
commun et l’autre d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat,
l’ancien gouverneur de l’ancienne province du Katanga ne devrait pas
se faire d’illusion quant au rejet d’office de sa requête avant même
de l’avoir formulée.
Bien que son avocat ait une autre lecture de la situation de son
client, qu’il estime être citoyen congolais pour absence de preuve
formelle de sa nationalité italienne et ne pas être sous le coup d’une
quelconque condamnation en raison de l’appel formulé contre le
jugement du Tribunal de paix de Kamalondo et du caractère pendant du
dossier du recrutement des mercenaires, la cause de Moïse Katumbi
semble entendue de longue date.
Kimp
Bruxelles, le 30 juillet 2018

A la Direction de l’Autorité de l’Aviation Civile
À Kinshasa
République Démocratique du Congo

Concerne : Demande d’autorisation de survol et d’atterrissage

Messieurs,
Je vous demande de bien vouloir autoriser le survol de l’espace
aérien congolais et l’atterrissage ce vendredi 3 août 2018 à
l’aéroport de La Luano à Lubumbashi de l’avion Golfstream IID
immatriculé ZS-JDL en provenance de Johannesburg – Afrique du Sud.
A son bord, l’avion transportera les passagers suivants :
1. Moïse Katumbi Chapwe
2. Olivier Kamitatu Etsu
3. Salomon Kalonda DELLA
4. Francis Kalombo Tambwa
5. Don Pierrot Lukanda Sadiki
6. Henri Nkongolo Biata
7. Claude Alfred Bushiri

Je vous prie d’agréer, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée.

Moïse Katumbi Chapwe