Candidat à la présidence de l’UDPS : F. Tshisekedi prêt pour le débat contradictoire

0
213
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Félix Tshisekedi, président du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, s’est présenté le samedi 10 mars au siège du parti, sur la 11me Rue, sous sa casquette de Secrétaire général Adjoint chargé de ses relations extérieures. C’est à ce titre
qu’il a coanimé, avec le Secrétaire général Jean-Marc Kabund, un point de presse dont l’ordre du jour portait sur le Congrès extraordinaire, les relations avec Moïse Katumbi et le respect de la hiérarchie au sein du parti.

Alors que cela se racontait jusque-là de bouche à oreille,
F.Tshisekedi a tenu à annoncer officiellement sa candidature à la
présidence de l’UDPS, à l’occasion du Congrès extraordinaire qui
devrait se tenir avant la fin de ce mois de mars en cours. Il a
indiqué s’être beaucoup investi, à la demande expresse du Secrétaire
général, dans la recherche des moyens financiers indispensables à
l’organisation matérielle de ce forum. Le budget étant bouclé, plus
rien ne s’oppose à la tenue du Congrès Extraordinaire du parti, avec
comme menu principal à l’ordre du jour la succession d’Etienne
Tshisekedi à la présidence.
A propos de cette élection interne, il a fait savoir que la
compétition est ouverte à tous ceux qui remplissent les conditions
d’éligibilité. Il s’est dit prêt, en ce qui le concerne, à affronter
ses challengers en débat contradictoire, de manière à permettre à la
base de se faire une idée réelle de la capacité de son futur leader à
conduire les troupes et à gérer les affaires du parti.
Abordant le point relatif à ses relations avec Moïse Katumbi, il a
rappelé que le rapprochement avec le précité s’est opéré depuis le
Conclave de l’Opposition à Genval, en juin 2016 en Belgique, à l’appel
d’Etienne Tshisekedi, au terme duquel était né le Rassemblement.
L’autre mise au point faite par Félix Tshisekedi a porté sur la nature
du Rassemblement, qui est une méga plate-forme visant à contraindre le
pouvoir à arrêter la spirale de « glissements » de mandat, à conduire
le peuple congolais vers des élections réellement démocratiques,
libres et transparentes, avec comme tableau de bord l’Accord de la
Saint Sylvestre. L’objectif des membres est de contribuer à
l’aménagement d’un décor propice à la tenue des élections.
Par conséquent, ce regroupement politique n’est pas à confondre avec
une plate-forme électorale. Selon ses statuts, chaque plate-forme
membre du Rassemblement est libre d’afficher ses ambitions pour la
présidentielle. Pour le cas précis de Moïse Katumbi, il était candidat
à la présidence de la République du vivant même d’Etienne Tshisekedi,
avant la réunion de Genval.
Pour Félix Tshisekedi, les retrouvailles présentes entre pro-Katumbi
en Afrique du Sud n’entament en rien l’unité du Rassemblement. Le
moment venu, l’UDPS lèvera l’option de postuler pour la présidence de
la République en singleton ou de nouer des alliances pour la bataille
électorale.
Enfin, Félix Tshisekedi s’est voulu insistant sur le respect de la
hiérarchie au sein de l’UDPS. Cadres et militants devraient, à cet
effet, éviter de donner l’impression d’évoluer en électrons libres,
prêts à se mêler de tout et de rien.
Kimp