Le Canada s’implique dans la promotion de l’égalité du «genre» en RDC

0
52

Dans le cadre de la promotion des droits garantis à la femme et à la jeune fille, l’ambassade du Canada en République Démocratique du Congo a tenu avec ses partenaires, le mardi 13 mars 2018, au Cercle de Kinshasa, dans la commune de la Gombe, son deuxième forum pour dire oui à l’égalité entre femmes et hommes pour un développement durable.

Ce forum s’est inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de femme. Plusieurs organisations nationales et internationales ont pris part à ce forum. Il s’est agi du réseau d’éducation des jeunes et enfants de la rue(REEJER), du programme
alimentaire mondial(PAM), du Fonds des Nations Unies pour la population(Unpfa) ainsi que du CUSO international.

Nicolas Simard, ambassadeur du Canada en RDC, a soutenu que ce forum
est une occasion de démontrer l’engagement de son pays mais aussi de
rappeler que le gouvernement canadien a adopté depuis 2017 une
nouvelle politique d’aide  internationale féministe. Cette politique
vise la promotion de l’égalité du genre aussi que du renforcement du
pouvoir et leadership des femmes et filles. Son pays s’est engagé à
contribuer à la réduction des inégalités,  fondées sur le genre, la
classe sociale, l’origine raciale, ethnique, la religion, la langue,
l’orientation sexuelle ainsi que sur le statut de la personne.
A travers le thème retenue par le Canada pour célébrer la journée
internationale des droits des femmes, à savoir « un monde féministe »,
l’on a reconnu les efforts que des centaines des millions des femmes
et filles au Canada et ailleurs dans le monde ont déployés pour
améliorer leur vie et celle des générations futures. Le Canada est
déterminé à amplifier leur voix et promouvoir leur leadership à tous
les échelons. Il est convaincu que la promotion de l’égalité entre
femme et homme est un déterminant pour le développement durable et la
croissance économique de tout pays. Les inégalités entre les sexes
sont économiquement dommageables.
En RDC, 52% de la population est composé des femmes et les données
montrent des inégalités criantes entre hommes et femmes. Pour le
canada, introduire une approche féministe revient à dire que l’égalité
entre les sexes est à la fois un objectif à atteindre mais aussi un
levier efficace pour réduire la pauvreté et consolider la paix. Pour
concrétiser son engagement à promouvoir l’égalité entre les sexes, ce
pays s’appuie notamment sur l’accroissement significatif de son
enveloppe d’aide internationale.
Les panélistes, dans la présentation de leurs méthodes
d’interventions sur l’intégration de l’égalité femme-homme, ont évoqué
comme défis à relever, la mobilité des enfants de la rue,
l’instabilité du climat politique qui empêche l’atteinte des objectifs
pour ce qui est du REEJER. Pour le représentant du PAM,  il ne faut
pas se limiter à la journée du 8 mars. Le plus important ce sont les
364 jours restants. L’Unfpa quant à elle a dénoncé le fait que les
indicateurs quantitatifs et résultats qualifiables n’influencent pas
toujours les indicateurs qualitatifs. Enfin, la mobilisation des
ressources financières doit être relevée.

Yves Kadima