Campagne ministérielle pour le système Licence-maîtrise-doctorat

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire M. Mashako Mamba entreprend une  campagne de réforme de son  secteur en vue de  le transformer et le moderniser notamment par une intégration au système dit de Bologne LMD : Licence-Maîtrise-Doctorat

Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) Léonard Mashako Mamba qui exprimait devant la communauté universitaire de la République Démocratique du Congo (RDC) a demandé le week end écoulé  que  les programmes d’enseignement au pays soient plus  compétitifs dans le monde. Ce système, a expliqué le ministre, implique la fusion du graduat et de la licence pour une durée de 3 ans, le master pour deux ans d’orientation, de recherche, de professionnalisation avec des séminaires appropriés et le doctorat pour une période de 3 à 4 ans.

Le ministre a révélé s’être attelé à la  sensibilisation auprès des universités tant publiques que privées, auprès des organes de l’ESU et des autorités politiques pour réussir ce système LMD. Les cours à distance, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et l’apprentissage des langues nationales et étrangères s’avèrent également une nécessité dans ce système LMD. Pour cet homme d’Etat, tout est fin prêt pour qu’un protocole d’accord soit signé entre le gouvernement et l’ensemble des corps de travail dans le secteur. Le ministre Mashako Mamba a en outre annoncé le début de l’audit organisationnel ainsi que de l’enquête de viabilité en ce mois d’avril en provinces. Intervenant à son tour le Pr. Isidore Ndaywel de l’Université de Kinshasa (UNIKIN),  membre du Comité scientifique du Commissariat général du cinquantenaire (CGC), a appelé samedi les universitaires congolais à passer à l’étape d’invention, de créativité et d’innovations à la cérémonie de sensibilisation à l’intégration du système « Licence Master Doctorat » (LMD) organisée par le ministre de l’ESU Léonard Masahako Mamba.

Quelques voix expectatives

Dans l’approbation quasi générale du projet qui compte améliorer les programmes du secteur de l’enseignement supérieur en République Démocratique du Congo et raccourcir la longueur (5 ans actuellement) de ces études universitaires et supérieures, des voix expectatives ont émis en aparté des réserves. Elles s’interrogent sur la mise en pratique d’un tel bouleversement. Elles craignent que l’on déverse sur le champ de l’emploi une grande masse de chômeurs universitaires dans un pays en crise. Elles se demandent à quoi vont servir tous les professeurs et chercheurs qui animent des secteurs non en lien direct avec des cours de programme commun. Enfin elles ont exprimé des vives inquiétudes sur la future capacité des étudiants mal ou peu formés à la base à affronter un système performant où la densité de travail et la qualité de la préparation est de plus exigeant.

(D.I.A).

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